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11/01/2015



Je chasse les spectres des fêtes de fin d'année ainsi que les évènements terribles, si proches.
Je me mordille le bout des ongles, nerveusement, sans relâche.
Je passe d'une page à une autre d'internet sans vraiment savoir où je veux aller.
Je sens que la mauvaise humeur monte...
C'est dimanche (soir) !

*

19/10/2014


Dimanche 19 octobre.


Comme hier il fait 25°c. Après la douche j'enfile la robe d'été, la dernière qui n'a pas encore pris place dans la valise des affaires d'été que je n'ouvrirais que dans six mois, voir plus. A la maison il fait plus frais. Je sors pour faire sécher une dernière fois mes cheveux au soleil. J'emporte mon livre. Je l'ai commencé hier, le 3ème en dix jours.
Oui je lis.

C'est assez exceptionnel pour que je le mentionne ici. Il y a longtemps j'avais écrit que pour lire il fallait être « psychiquement libre ». Impossible de lire dans le métro, à la maison, dans un parc... Le seul endroit pour ça était en vacances sur une plage...
Je dois être plus libre maintenant.

Je vais jusqu'au Jardin de l'Observatoire à 5 min de la maison. Je cherche un banc en plein soleil, il y en a qui surplombe le Jardin. Je m'y installe et commence ma lecture. Quelques instants après un homme me dit : « Vous permettez...? - Bien sur… » Je me dis qu'il est bien poli et qu'à une époque que je n'ai pas connu les gens étaient comme ça, ils demandaient la permission pour s'assoir à côté de quelqu'un même si je trouve ça un peu curieux, le banc est à tout le monde...
« C'est le meilleur endroit, se justifie t-il.
- Moi aussi je cherchais le soleil, lui répondis-je. »

Depuis qu'il est là j'ai du mal à me concentrer, j’entends sa respiration. Je continue à lire. J'ai moins de facilité à accrocher l'histoire contrairement aux romans précédents. Monsieur A m'a dit qu'il avait beaucoup aimé ce livre et qu'il tombait pile là où j'en étais aujourd'hui. Des histoires de corps et d'âmes.

Je ne décroche pas mon regard des lignes jusqu'au moment où je vois l'homme se tourner légèrement vers l'autre côté du banc. J'en profite pour le regarder rapidement, il regarde ailleurs un livre ou un journal à la main, je ne sais pas. Ça me soulage quelque part, je ne me sens pas l'objet de son intention. Je peux continuer ma lecture plus sereinement.

Au bout d'une demi heure je commence à avoir chaud et mes cheveux sont secs. Depuis que j'avale des romans j'ai envie d'écrire. Je décide de rentrer. Je range mon livre dans mon sac, me lève et dit poliment au revoir au monsieur du banc.
Au début je marche vite puis je ralentis pour profiter encore des rayons du soleil. Dans la rue j'entend quelqu'un courir et un souffle derrière moi : « Excusez moi… »
Je me retourne c'était le monsieur du banc un peu transpirant du front.
« Je me suis permis de vous suivre…», je me doute de ce qu'il va me dire.
« Voilà je suis un cœur à prendre, je vous trouve délicieuse et je voudrais tenter ma chance... »
Ah voilà c'est ça de mettre une robe d'été en plein mois d'octobre ! Il avait au moins 45 ans.
Je lui dit gentiment que je suis « prise »
« Ah très bien tant mieux pour vous, je ne vous dérange pas plus longtemps au revoir.
- Au revoir. »

« Cœur à prendre », « Délicieuse…» ses mots venaient d'une autre époque.
Et moi j'ai dis que j'étais « prise », prise de quoi ?


08/10/2012


C'est dimanche soir et comme tous les dimanches c'est terrible.
Celui là est encore différent car ma semaine ne commencera pas comme d'habitude.
Demain je vais à l'hôpital pour 7h30.
J'appréhende l'intervention et mon endormissement.
A quoi rêve t-on lorsqu'on est sous anesthésie ?
J'appréhende la douleur au réveil, mes larmes et la solitude.
Demain Aurélien endossera le rôle d'un chevalier courageux.
Demain.


02/09/2012

Non seulement c'est dimanche soir mais pas n'importe lequel, celui de la veille de la rentrée.
J'espère crever de sommeil pour ne pas y penser.
Demain ça sera ma deuxième rentrée, celle avec les enfants et les parents. La première était quelques jours plus tôt avec mes collègues pour ranger, aménager, organiser, préparer la classe des plus jeunes.
Organiser, discuter, négocier, confronter nos idées. Puis... me confronter à la réalité, me dire que je suis trop gentille, trop bête, trop naïve, trop muette. Je lutte pour m'améliorer, pour me rendre la vie plus simple, plus belle mais ça me demande tellement d'efforts, je suis fatiguée de lutter contre ce que je suis, contre les mécanismes qui m'habitent depuis le début de mon existence.

J'aurais aimé trouver une photo de ma première rentrée des classes en 1985, mais elle ne doit pas exister, j'en ai aucun souvenir. Ce qui est sur c'est que ce n'était pas ma maman, ni mon papa qui m'a accompagné ce jour là. J'ai des flashes de cette année d'école où c'était mamie qui m'accompagnait et venait me chercher.
Un long couloir lumineux, des petits bancs, mes chaussons noirs rythmiques étaient rangés dans une pochette accrochée a un porte manteau orné de mon prénom. Pas de souvenir de la classe, ni de la maitresse, ni des autres enfants. Juste un garçon embêtant qui me présente un vers de terre à la hauteur des yeux.
Été 1985 mes grands-parents partent pour toujours dans une maison du Morvan qu'ils ont achetés 4 ans plutôt. Ils m’emmèneront avec eux. J'ai l'image onirique de mes parent restés sur le bord de la route, sans leur fille. Je peux pour la première fois m'imaginer leur tristesse. Cet été là ils se sont tuent, emmurés une fois de plus dans un silence.
Ce silence, maladie de mon père qui lui ronge sa peau. Je lutte pour ne pas subir cette même souffrance. Mon père et moi avons en commun, nos traits, le dos rond, nos épaules tombantes, nos contrariétés intérieures et notre mutisme.
Papa ♥



08/07/2012

C'était hier


D'habitude le dimanche soir je suis désespérée parce que c'est dimanche soir et que le dimanche soir c'est terrible. Mais ce soir ça ne me fait rien, je suis dans un état léthargique.
(Le boulot, la famille, l'amoureux, la belle vie sont mis entre parenthèse).



J'ai minci. Sur la photo j'ai l'impression que c'est une autre, je l'a trouve pourtant belle.


17/06/2012

Pomme d'Amour




J'avais mis les pieds chez Monoprix spécialement pour (r)acheter le savon de Marseille à la figue que j'adore depuis notre escapade en Provence l'année dernière. Pas loin de là cette pomme d'amour m'a attiré vers elle. Après avoir lu l’intégralité de ce qu'il y avait écrit sur la boite, j'ai souris et je l'ai embarqué. Ça tombait bien je n'avais plus de crème de nuit (la nuit et crème anti-rides le jour, ben oui) et je n'ai pas pu résister aux conseils à croquer suivants : Pour apaiser et nourrir une peau fatiguée après une dure journée, appliquer l’Elixir de Pomme d’amour juste avant de se coucher. Prendre une noisette sur le doigt et la poser délicatement sur les joues, le front et le menton. Masser doucement et apprécier l’odeur fruitée de la pomme d’amour. Se blottir ensuite sous la couette et se laisser aller dans les bras de Morphée.
 En ouvrant le pot je ne fus pas déçue, la promesse d'une odeur gourmande était tenue.
Je me suis dis que l'amoureux allait essayer de me croquer toute la nuit...

A part ça c'est dimanche soir et le dimanche soir c'est toujours aussi terrible.
C'est quand la mer ?

02/10/2011

m


Dimanche 2 octobre, 27°c.
On voulait faire le dernier BBQ de l'année mais il n'y avait plus de saucisses et de merguez au supermarché ouvert le dimanche.
On va faire des hamburgers et du maïs à griller avant la nuit tombée.

19/06/2011

"Il est 16h un dimanche après midi et j'angoisse déjà à l'idée d'aller au boulot demain."  Sur ces mots Raphaële m'a invité chez elle à boire un chocolat, pour me changer les idées. Je traine une angine depuis des semaines, l'expression avoir les boules prend tout son sens. Aujourd'hui c'est J - 40.

29/05/2011


L'église à côté de chez moi vient de sonner 4 fois, comme dans un village. C'est l'église du film Minuit à Paris.
Il est 16h, il fait 26°C et j'aimerais sortir mais je ne sais pas où aller, c'est triste.
J'ai emménagé pour la 3ème fois au même endroit (mise en scène à la maison, again). Je suis de nouveau serré dans mes jeans (catastrophe). Je suis à découvert (donc pauvre). Je n'ai toujours pas eu de retour pour mes candidatures (chômeuse). Maman était à l’hôpital (elle est sortie ce matin). L'amoureux est charrette...
m
Malgré un dimanche chaud et ensoleillé il pleut dans ma tête.

23/05/2010

comme un dimanche






C'est dimanche, il est 20h30. Peu importe qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, peu importe qu'il soit suivi d'un jour férié... dimanche c'est dimanche, c'est fou comme il me fait me sentir mal.
_ J'ai envie de fromage et de vin rouge, ça aussi c'est fou. Il y a encore quelques temps je n'aimais pas ça le vin rouge, ni la bière, ni le champagne, je buvais zéro alcool.
_ J'ai envie d'un blog qui commence par "Trip..."(j'ai l'image de la culotte de kirsten dunst dans virgin suicide qui me vient spontanément)

17/05/2010






Je savoure les derniers instants de ma vie d'étudiante entre la tonne de boulo que je reporte systématiquement au lendemain (la proscratination) et ces soirées d'éclats de rires. Bien que je n'en puisse plus de ma formation, que le matin je me lève de moins en moins pour m'y rendre, que mes angoisses des épreuves du diplôme grandissent de jour en jour, je dois dire que les 3 petits verres de vin rouge de ce soir m'ont fait tourné la tête et oublié à quel point on était dimanche soir.

Sur l'image c'est notre valse de jeudi soir avec Charlotte. En vrai c'est une capture que fait automatiquement mon appareil photo lorsqu'il y a un enregistrement vidéo... hein hein