13/11/2015

Les moments heureux


- C'est beau et triste à la fois, ce que tu écris Justine.
- Je sais. Je ne sais pas encore écrire les moments heureux.


Les moments heureux glissent. Parfois jusqu'ici. 
C'est l'invitation sans parole de Timothée (22 mois) qui s'empare de mon coussin pour l'installer à côté de son petit matelas de sieste, ça veut dire : Viens t’asseoir à côté de moi Justine. C'est Maxence (2 ans et demi) « amoureux », je le sais, je le vois dans ses yeux. C'est Ophelia (2 ans) qui me dévore, elle aussi, des yeux. C'est Louise (3 ans) qui réclame un bisou avec du rouge à lèvres. C'est Henriette (3 ans) m'offrant tous les jours un cadeau qu'elle a ramassé sur le chemin du Jardin d'Enfants. Ce sont les sourires de Mia et Blandine quand elles se plantent face à moi, les yeux dans les yeux.
Et c'est aussi moi qui leur dit : mais qu'est ce que vous êtes mignooooons...

Il y a eu le week-end surprise en amoureux à l'Ile de Ré. Celui-ci je le garde ailleurs tellement il est précieux. A l'intérieur.





02/11/2015

si loin et si proche



Derrière moi le Sacré Cœur - En face, Paris et mes espoirs.




C'est parce que ces photos existent
que je sais que c'était un dimanche 2 novembre en fin d'après-midi.
En attendant mon rencard. Encore un homme d'internet.
A chaque nouvelle rencontre, ses attentes et ses déceptions.
Dans ma mémoire les images de ce rendez-vous sont opaques.
  Mais elles demeurent parce qu'elles furent porté par des mots écrits à vif,
dans un texte oublié.
Tout s'oublie, comme le jeudi 13 et le jeudi 20.
J'y avais vidé mon âme et élevé mes regrets. 
Je parlais de goût d'inachevé, d'une histoire dont il manquait la fin.
Je réclamais une dernière soirée, un autre jeudi pour oublier.

Grâce à cette fulgurante désillusion, je me retrouvais, quelques semaines plus tard, pour la première fois en face de Monsieur A. Ça avait été la goutte de trop, un trop plein dans ma petite vie éclatée. C'était il y a 7 ans.