23/06/2017
J - 8
Le temps était suspendu.
Fini les promenades.
S'enfermer à la maison avec le ventilateur.
Et tourner en rond.
L'attendre...
Puis aujourd'hui visite à la maternité pour faire un point : Elle va « hyper » bien d'après la sage-femme qui a effectué le monitoring...
Tout va bien, finalement elle est très bien là où elle est.
Alors je me fais une raison et me dis que nous ne la verrons pas avant le 1er juillet date officielle du terme.
La canicule étant passée je peux reprendre une vie normale et même jouer sur scène dimanche soir !
13/06/2017
L'attente
Ma chérie jolie,
Nous comptons à rebours maintenant, plus que 3 semaines, c'est imminent ! D'ailleurs j'ai cru que tu t'engageais l'autre nuit tellement tu étais agitée ! Je m'attends à accoucher d'un jour à l'autre, à perdre l'eau quand je mets un pied à terre. Ton papa s'inquiète lorsqu'il me voit m'activer, dans son idéal nous devons encore attendre quelques jours qu'il soit en vacances. Mais si ça se trouve tu arriveras plus tard que prévu, on devra aller te chercher. Les copines me font régulièrement un petit signe pour voir si je suis toujours là pour répondre, si tu es toujours au chaud. Il y a du mystère et de l'attente. Tout est prêt, sauf le choix de ton prénom.
01/06/2017
8 mois ❤
ma petite grenouille,
Je t'appelle ainsi car lorsque tu naitras tu seras toute petite et toute repliée sur toi même. J'ai hâte de t'avoir blottie dans le creux de mon cou. L'autre jour nous avons visité la maternité. Dans la salle de naissance j'étais tellement émue que j'ai faillie pleurer mais j'ai réussie tant bien que mal à retenir mes larmes. Ton papa lui, ne se sentait pas très bien, il est sensible aux machines et aux aiguilles... Le moment venu on essaiera de se serrer les coudes ! (ou se tenir la main, ou lui broyer la main ?)
Les passants me regardent droit dans le ventre – La Vache Sacrée – il est de plus en plus lourd. C'est tout une histoire pour changer de position dans le lit. Je peux être sans sommeil, appréhender la nuit et mes réveils nocturnes... Je ne suis pas totalement seule dans le silence, tu es là. De jour comme de nuit tu bouges tellement ! Tu as encore un peu de place même si je sens ton petit corps moulé sous ma peau. Je sais par cœur où sont tes petits pieds qui me donnent des coups, tes petites fesses près de mon nombril, ta tête qui appuie sur ma vessie. C'est la dernière ligne droite, tout va bien, à partir de maintenant nous t'attendons, je n'ai plus peur, même si j'aimerai que tu profites encore au moins deux semaines en mon sein.
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