30/08/2012



24 août.
Il me restait quelques jours de vacances avant la rentrée au jardin d'enfants. Dans les moments de solitude en Indonésie je pensais à mes parents et à mes grands-parents.
Mes grands-parents je ne les vois qu'une fois par an et mes parents deux fois (je suis devenue une fille indigne). Les trois petits jours dans le Morvan deviennent une B.A (bonne action) parce qu'ils ont 83 et 84 ans et que je redoute depuis mon enfance l'heure où ils ne seront plus de ce monde. Pour résumer je me donne bonne conscience et m'enlève culpabilité et regret si ils devaient disparaitre en leur accordant trois jours de mon existance.
Mon colocataire qui m'explique qu'il a lui même le regret d'avoir trop attendu pour rendre visite a son grand pére, mort un mois avant sa visite au Cambodge me dit : 
"vas y pour profiter d'eux".
Profiter de leur vieillesse alors que j'ai les images figées de mon enfance, ils avaient 20 ans de moins.
Cela dit j'ai été agréablement surprise de constater qu'ils allaient bien, et ils me répétaient à quel point ils étaient heureux. Mon Inquiétude est levée et ces quelques jours sont passés trop vite.

J'emmène Aurélien pour qu'il voit d'où je viens.
Lui : qu'estce qu'il y a faire là bas ?
Moi : rien.
Lui : mais qu'est ce que tu fais quand tu y vas ?
Moi : je n'y vais plus.

Depuis la fin de l'adolescence les vacances dans le Morvan n'ont plus été que des visites de courtoisie de quelques jours. Je n'ai plus vraiment mis les pieds dans mon pays, dans ma deuxième maison, dans laquelle depuis ma petite enfance je passais chaque été plein. C'était ça mes vacances, j'étais déposée chez Mamie (et Papi) pendant deux mois et c'est à cet endroit que j'espérais rester toute ma vie.

Cela fera la troisième fois que je colle cette description dans un blog :
"Morvan ça veut dire montagne noire en Celte. Les montagnes sont noires de forêts et les forêts entourent les maisons".
Une maison isolée au bord d'un chemin. Sans voisins, de passage quelques voitures égarées, des randonneurs, un lointain voisin et son tracteur.

27/08/2012




15 août.
Je m'appelle Justine et j'ai 5 ans. Je suis en vacances avec mes parents à Royan et c'est la chose la plus formidable. Ils ont loués une petite maison. Le matin nous prenons le petit-déjeuner au lit.
Maman renverse son café au lait, papa s’énerve (à moins qu'a cette époque il ne s’énervait pas encore mais je suis sure que si).
Pour mes premières vacances à la mer ma tante m'a acheté un ensemble de jeux gonflables (bateau, ballon, bouée...) et certainement un kit pour faire des châteaux de sable.
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Je m'appelle Justine et j'ai 30 ans. Sur une plage d'Indonésie je ramasse de minuscules coquillages, ceux avec un petit trou pour faire des pendentifs en colliers.
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C'est devant l'immensité de la mer que je peux recréer mes souvenirs.

24/08/2012

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11 août.
Il n'y a qu'un seul endroit où j'arrive à lire pour l'instant : à la plage. Chaque été je redécouvre ce plaisir que je ne m'autorise pas pendant l'année. Je préfère me plaindre de mon incapacité comme-ci c'était une fatalité, que j'étais née comme ça. À la plage, surtout celle du bout du monde je suis loin d'un ordinateur et surtout d'Internet. Loin du quotidien qui me pèse à la maison et que j'affectionne quand j'en suis éloignée. Je suis un être insatisfait quoi que je fasse et où que j'aille, c'est compliqué d'être moi.

Je me tape une heure de métro tous les jours pour me rendre au boulot à Boulogne. La seule fois depuis l'été dernier où j'ai tenté d'ouvrir un livre c'était au retour des vacances justement. Sauf que le métro , les gens qui montent et descendent à chaque arrêt, me font décrocher de mes lignes. Je suis déjà occupée dans ma tête (ça tourne, tourne la dedans) ou à regarder les gens. Ma seule lecture en tout et pour tout de la journée est le journal gratuit direct matin, que je récupère dans la rame de la ligne 9 avant d'en sortir.
En fait non j'ai d'autres lectures durant la journée mais que je ne compte pas car elles ne sont pas pour moi. Des histoires de loup, de lapin, d'ours, de renard des histoires de bébé pour les bébés. Ils me demandent de lire le même livre 2, 3, 5... 10 fois ! Je m'en lasse avant eux.

Aujourd'hui je suis à la plage et à la page 229 de Windows on the World de Frédérique Beigbeder.


22/08/2012

Jet lag




Paris 7h. Direction la boulangerie et 2 kg d'orange à jus.