27/09/2016

26/09/2016

Le 39




 Le 39 c'est chez nous. C'est notre petite cour arborée recouverte de pavés casse-gueule, c'est les portes bleues de nos ateliers, les apéros improvisés avec les amis-voisins...



Photo de Vy
 C'est au moment des beaux jours que nous mesurons notre chance de vivre ici, on ne se croirait pas en plein Paris et pourtant.


Récolte de 2015

Cette année le Printemps a peiné à arriver, nous guettions la moindre douceur, l'absence de nuage de pluie, un rayon de soleil pour lancer les apéros et se retrouver. Le premier fut un apéro-doudoune.

C'est une petite communauté qui s'est dessinée au fil du temps. On boit des verres, on partage, on s'écoute, on rit, on s'entre-aide, on prend soin des bébés, on organise de grandes tablées, on jardine, on parle de fermer-définitivement-les-portes-pour-vivre-en-autarcie, on créer un groupe (secret) sur FB... C'est comme une colocation mais sans les inconvénients. Vivement l'hiver que l'on se repose !
  
« – Tu peux me prêter ton robot mixeur ? Je peux vous garder Arthur. A qui est cette petite cuillère ? On peut vous prendre un peu de thym ? Quelqu'un peut nourrir le chat pendant nos vacances ? J'arroserai les plantes de la cour. On organise un repas pour mon anniversaire tout le monde est invité ! Plancha ? »

En ouvrant notre porte bleue, on booste notre vie sociale. L'ambiance qui y règne est rare et précieuse alors on y tient et on en profite. Je pense que nous sommes en plein âge d'or du 39, on sait qu'un jour ça ne sera plus pareil, certains partirons, même nous et on ne retrouvera plus ça, ici ou ailleurs.





06/09/2016

La rentrée



Démarrage chez les grands. Les anciens, les nouveaux, les présentations, les plateaux, le matériel, l'ambiance.






Amandine
Dans la rue, je retrouve Amandine (2 ans et demi) et son papa. Elle est bloquée. Elle ne veut plus avancer car elle voulait que ça soit sa maman qui vienne la chercher. « Aller Amandine je vous accompagne jusqu'au métro. » Je lui prends sa petite main, elle arrête de pleurer et se remet à marcher. « Avec vous elle écoute, vous ne voulez pas l'emmener chez vous ? – J'aimerais bien... » (sacré papa au bout du rouleau) il reprend : Vous avez des enfants ? – Pas encore, il serait temps... Puis je dis que c'est normal tout ça, c'est vrai en un été Amandine a déménagé, elle a eu une petite sœur et maintenant c'est la rentrée. Il faut reprendre le rythme, les habitudes qui n'en sont pas encore, les journées tous ensemble au Jardin d'Enfants... Arrivée au métro elle se remet à pleurer, mais son papa a la bonne idée de la prendre dans ses bras pour terminer le trajet.
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Bonjour ! Bonjour !
Vous ne voulez pas faire le trajet avec nous ?
Parce qu'hier ça n'allait pas ?
Si, si maintenant elle a compris qu'on faisait ceci et après cela...
Tant mieux !
Au revoir, Au revoir !