24/08/2012

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11 août.
Il n'y a qu'un seul endroit où j'arrive à lire pour l'instant : à la plage. Chaque été je redécouvre ce plaisir que je ne m'autorise pas pendant l'année. Je préfère me plaindre de mon incapacité comme-ci c'était une fatalité, que j'étais née comme ça. À la plage, surtout celle du bout du monde je suis loin d'un ordinateur et surtout d'Internet. Loin du quotidien qui me pèse à la maison et que j'affectionne quand j'en suis éloignée. Je suis un être insatisfait quoi que je fasse et où que j'aille, c'est compliqué d'être moi.

Je me tape une heure de métro tous les jours pour me rendre au boulot à Boulogne. La seule fois depuis l'été dernier où j'ai tenté d'ouvrir un livre c'était au retour des vacances justement. Sauf que le métro , les gens qui montent et descendent à chaque arrêt, me font décrocher de mes lignes. Je suis déjà occupée dans ma tête (ça tourne, tourne la dedans) ou à regarder les gens. Ma seule lecture en tout et pour tout de la journée est le journal gratuit direct matin, que je récupère dans la rame de la ligne 9 avant d'en sortir.
En fait non j'ai d'autres lectures durant la journée mais que je ne compte pas car elles ne sont pas pour moi. Des histoires de loup, de lapin, d'ours, de renard des histoires de bébé pour les bébés. Ils me demandent de lire le même livre 2, 3, 5... 10 fois ! Je m'en lasse avant eux.

Aujourd'hui je suis à la plage et à la page 229 de Windows on the World de Frédérique Beigbeder.


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