C'est parce que ces photos existent
que je sais que c'était un dimanche 2 novembre en fin d'après-midi.
En attendant mon rencard. Encore un homme d'internet.
A chaque nouvelle rencontre, ses attentes et ses déceptions.
Dans ma mémoire les images de ce rendez-vous sont opaques.
Mais elles demeurent parce qu'elles furent porté par des mots écrits à vif,
dans un texte oublié.
Tout s'oublie, comme le jeudi 13 et le jeudi 20.
J'y avais vidé mon âme et élevé mes regrets.
Je parlais de goût d'inachevé, d'une histoire dont il manquait la fin.
Je réclamais une dernière soirée, un autre jeudi pour oublier.
Grâce à cette fulgurante désillusion, je me retrouvais, quelques semaines plus tard, pour la première fois en face de Monsieur A. Ça avait été la goutte de trop, un trop plein dans ma petite vie éclatée. C'était il y a 7 ans.



































