Maï-Lan, Arthur, Elisa, Lily, Ella... Entre Noël et le jour de l'an cinq bébés sont passé sur mes genoux. Deux mille quinze c'était l'Année des bébés autour de nous. Des bébés à tous les étages, des bébés à tous les étalages. Voici le grand déballage des bébés.
Bon, nous le savions l'amoureux et moi, si nos amis s'étaient mariés les uns derrière les autres c'était pour voir écrit au-dessus de leur porte "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". Aaaah... suivre la route d'un bonheur universel et la vie domestique.
Autour
de la trentaine ça commence à cogiter, à déménager et puis ça prend comme une
envie de pisser, tic tac tic tac... c'est l'heure de faire des bébés et en
plus c'est contagieux.
J'adore les bébés ce n'est pas la question. Je m'y intéresse surement par mon métier mais pas seulement. Je pose des questions, je m’enrichis des expériences des uns et des autres, la grossesse, l'accouchement, les biberons... Parce qu'un jour nous aussi. Un jour mais pas maintenant.
C'est
trop tôt pour moi et presque trop tard d'après l'amoureux. Nous nous
retrouvons dans un tourbillon infernal où nous nous sentons de côté. Ça fait
débat sous notre toit. Mais je refuse de capituler face à une pression sociale
implicite. De ce fait je dois composer avec cette société et mon envie de ne pas avoir d'enfant pour le moment.
Au fait dites les amis, de quoi parlait-on avant ?




























