21/02/2016

Marlène

Elle Dessine, Écrit, Photographie, Invente.
Elle est Designer, Vendeuse, Maman... Tout ça mélangé dans une personne.
Voilà, Marlène est mélangée. 


 Marlène et moi étions voisines depuis quelques temps mais c'est seulement depuis cet été que nous nous sommes véritablement rencontrés. Depuis la naissance de son fils en fait (les bébés rapprocheraient-ils ?).
Au fil des nos soirées thé, avec Arthur (7 mois) témoin de nos conversations, nous nous sommes découverte puis de constater amusés, que nos univers et nos aspirations étaient très proches.

Boire un thé,
visiter,
se raconter,
se comparer,
se ressembler,
parler des hommes,
parler des bébés,
vivre ici,
rêver d'ailleurs,
tendre au bonheur.
Se dire comme ce n'est pas facile d'être une femme,
une mère,
une fille.
Donner pour se serrer les coudes,
ne jamais en découdre.

De ses multiples talents sont nés cinq grammes http://www.cinqgrammes.fr/ 
un univers doux et poétique où elle a croqué lors de ses voyages, des paysages, des maisons, un manchot et un ours polaire.
Ainsi que atelier coquillettes http://ateliercoquillettes.fr/
son blog où elle nous raconte ce qu'être maman-travailleuse-blogueuse dans la capitale.






01/02/2016

Evidemment...




Et bien plus encore....




31/01/2016

Le cadeau


« Puisque vous exigez de moi un cadeau... »

C'était un mardi, ça a commencé avec une histoire de sonnette comme dans mon cadeau pour Monsieur A. La sonnette était démontée.

« Vous avez un problème de sonnette ! » lui dis-je.

Je me suis allongée. A la fin de la séance j'ai sorti le paquet de mon sac.

« Tenez j'ai votre cadeau.
- Voulez-vous que je l'ouvre maintenant ou après ? 
(J'étais sure qu'il allait me poser cette question) - C'est comme vous voulez.
- ah non c'est vous qui me l'offrez, vous choisissez.
(Rhooo l'animal ! L'émotion me gagne) - Quand je serais partie alors.
- Bien faisons comme ça. 
- Ça vous arrange aussi on dirait ! »

Je pars un peu émue de lui avoir offert un livre que j'ai fabriqué. Des extraits bien choisis de mon blog qui font référence à lui. Comment va t-il le trouver ? Est-ce que ça va le toucher ?

Le jeudi suivant, il commence : 
« Alors ?
moi d'une toute petite voix : - Vous avez ouvert mon cadeau ?
- Oui, c'est Magnifique .»

Lors de cette séance c'est lui qui a parlé, très touché par ce présent. Je l'ai sagement écouté me dire que c'était bien, beau. C'était un cadeau inédit et précieux. Il avait rit pour ma dédicace et aussi parce que mon livre commence avec cette histoire de sonnette. Il a enfin pu voir comment j'aimais prendre mes photos et comment je posais et disposais les mots. Il a parlé de pudeur et de propos justement dosés.
C'était un moment où il a rempli mon âme de lumière. Comme les enfants qui demandent un câlin dans nos bras pour recharger leur batterie émotionnelle.

« Elle était jalouse votre femme qu'on vous ai offert un cadeau comme celui là ? » (Elle est elle aussi psychanalyste)
Je ne l'ai pas laissé me répondre. Je suis sortie, heureuse.




24/01/2016

Le déballage des bébés


Maï-Lan, Arthur, Elisa, Lily, Ella... Entre Noël et le jour de l'an cinq bébés sont passé sur mes genoux. Deux mille quinze c'était l'Année des bébés autour de nous. Des bébés à tous les étages, des bébés à tous les étalages. Voici le grand déballage des bébés.

Bon, nous le savions l'amoureux et moi, si nos amis s'étaient mariés les uns derrière les autres c'était pour voir écrit au-dessus de leur porte "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". Aaaah... suivre la route d'un bonheur universel et la vie domestique.
Autour de la trentaine ça commence à cogiter, à déménager et puis ça prend comme une envie de pisser, tic tac tic tac... c'est l'heure de faire des bébés et en plus c'est contagieux.

J'adore les bébés ce n'est pas la question. Je m'y intéresse surement par mon métier mais pas seulement. Je pose des questions, je m’enrichis des expériences des uns et des autres, la grossesse, l'accouchement, les biberons... Parce qu'un jour nous aussi. Un jour mais pas maintenant.
C'est trop tôt pour moi et presque trop tard d'après l'amoureux. Nous nous retrouvons dans un tourbillon infernal où nous nous sentons de côté. Ça fait débat sous notre toit. Mais je refuse de capituler face à une pression sociale implicite. De ce fait je dois composer avec cette société et mon envie de ne pas avoir d'enfant pour le moment.

Au fait dites les amis, de quoi parlait-on avant ? 







16/01/2016

Prendre de la hauteur et chuter




Avoir le cœur rabougrit et l'envie de disparaître.
Le vent nous portera. Il emporte les semaines ainsi...


La semaine passée, j'apprends que je suis le rôle principal féminin dans la pièce que nous jouerons au mois de juin. Énorme surprise (oui quand on n'a pas une haute estime de soi), grand défi, beaucoup travail en vu et de la fierté. 
Faire un cadeau et recevoir en retour des Mots plus hauts les uns que les autres de la part de Monsieur A. Je n'ai retenu que Magnifique, parce que trop d'adjectif dans la même phrase, c'est trop pour moi.

***
Cette semaine, énorme déception d'apprendre que nous ne jouerons pas la pièce de Gogol pour des raisons plus que obscures...
Avoir le cœur qui bat, se laisser aller jusqu'à la maladresse puis pleurer de l'intérieur.
A travers mon corps droit et épais j'ai vue l'eau salée dégouliner dans mes entrailles.


10/01/2016

bonjour janvier !





Et la douceur de morning de beck pour commencer l'année.


Chemise Des Petits Hauts

21/12/2015

décembre






Le bonheur est dans la pente entre le sol et le ventre


16/12/2015

Redhead




Tête rousse et ma petite collection Rouge Baiser.
Marinière Des Petits Hauts




08/12/2015

La mascarade de noël



Je le regarde faire avec application : tu fais ça très bien ! dis-je.
Oui il fait ça très bien.
Moi je suis assise dans le fauteuil, jambes repliées, tasse chaude entre les mains et je grignote des fruits séchés.

Je fais comme je peux face à la « joyeuse » période d'avant Noël.

Récemment j'ai dit : - ma famille c'est uniquement lui, sinon je suis seule.
- Très bien !
- C'est bien que je sois seule ?!
- Non que enfin vous l’admettez.

Oui au lieu de tourner et espérer (désespérer même).

Pourtant en vrai je ne suis pas une orpheline. J'ai un père, une mère, un frère, des grands-parents, des oncles, des tantes et des cousins... Ils respirent, ils pensent, ils font (ou pas) noël avec la famille qu'ils ont choisit, pas celle qu'on imagine, pas celle d'origine.

Moi pendant ce temps là je lui demande si il peut rentrer un peu plus tôt, qu'il me prenne plus souvent dans ses bras.

Il a décoré le sapin, il a fait ça très bien.





04/12/2015




Trois semaines en arrière,
trois semaines seulement,
pourtant ça me paraît tellement loin déjà. 

Marlene et d'autres ont su écrire sur notre monde ébranlé.
De mon côté j'ai fait mon petit pèlerinage. Je n'avais ni fleur, ni bougie.
J'étais seulement là.
Sans lire les messages, ni pour chercher quoi que ce soit.
Simplement partager le silence.


13/11/2015

Les moments heureux


- C'est beau et triste à la fois, ce que tu écris Justine.
- Je sais. Je ne sais pas encore écrire les moments heureux.


Les moments heureux glissent. Parfois jusqu'ici. 
C'est l'invitation sans parole de Timothée (22 mois) qui s'empare de mon coussin pour l'installer à côté de son petit matelas de sieste, ça veut dire : Viens t’asseoir à côté de moi Justine. C'est Maxence (2 ans et demi) « amoureux », je le sais, je le vois dans ses yeux. C'est Ophelia (2 ans) qui me dévore, elle aussi, des yeux. C'est Louise (3 ans) qui réclame un bisou avec du rouge à lèvres. C'est Henriette (3 ans) m'offrant tous les jours un cadeau qu'elle a ramassé sur le chemin du Jardin d'Enfants. Ce sont les sourires de Mia et Blandine quand elles se plantent face à moi, les yeux dans les yeux.
Et c'est aussi moi qui leur dit : mais qu'est ce que vous êtes mignooooons...

Il y a eu le week-end surprise en amoureux à l'Ile de Ré. Celui-ci je le garde ailleurs tellement il est précieux. A l'intérieur.





02/11/2015

si loin et si proche



Derrière moi le Sacré Cœur - En face, Paris et mes espoirs.




C'est parce que ces photos existent
que je sais que c'était un dimanche 2 novembre en fin d'après-midi.
En attendant mon rencard. Encore un homme d'internet.
A chaque nouvelle rencontre, ses attentes et ses déceptions.
Dans ma mémoire les images de ce rendez-vous sont opaques.
  Mais elles demeurent parce qu'elles furent porté par des mots écrits à vif,
dans un texte oublié.
Tout s'oublie, comme le jeudi 13 et le jeudi 20.
J'y avais vidé mon âme et élevé mes regrets. 
Je parlais de goût d'inachevé, d'une histoire dont il manquait la fin.
Je réclamais une dernière soirée, un autre jeudi pour oublier.

Grâce à cette fulgurante désillusion, je me retrouvais, quelques semaines plus tard, pour la première fois en face de Monsieur A. Ça avait été la goutte de trop, un trop plein dans ma petite vie éclatée. C'était il y a 7 ans.

  


28/10/2015

Rousse










Justine : Qu'en penses tu ?
Marion : J'adore !!!!
Justine : Moi aussi j'aime bien, c'est photoshop. Je ne suis pas encore rousse, c'était pour voir.
Marion : Haaaaaannn tricheuse !!!!!!! 


16/10/2015

Les camélias




Au Jeu de L'Amour, j'ai perdu.
Comment jouir du parfum des fleurs,
tantôt je kiffe,
tantôt je pleure.

04/10/2015







Je suis un peu jalouse de Juliette. Elle a un don pour improviser
avec les mots. Mercredi soir Eric et elle nous ont offert un tableau doux poétique.
Nous étions suspendus à leurs lèvres, à leurs gestes. On aurait dit qu'ils jouaient quelque chose déjà écrit, écrit pour eux.
C'était joli. Je fus impressionnée. C'est tellement loin de moi.
Je suis loin.
Je n'ai plus de mots, ils sont en sommeil, sous mon nombril...
Les sens prennent le dessus. Je navigue dans un ascenseur émotionnel.
Je fais des allers retours entre les étages.
J'encaisse, je me blinde. Il faut que je me récupère. Il faut que je me récupère.
Cet état je le connais par cœur, j'ai nagé dedans toute ma vie.

23/09/2015

23 septembre




J'ai caressé l'espoir de mettre une dernière fois ma robe couleur feu (en fait tomate).
L'automne est déjà frais.

Robe Sessun
 

13/09/2015

monstre !



Notre petit monstre.


02/09/2015

La fin de l'été




Paulette ne sait plus écrire, elle a perdu ses mots.
C'est en marchant devant les tombes qu'elle se sentit vivante.
Feu! mon père.
Feu! Chatterton.
La vie est ailleurs
(L)