« Puisque vous exigez de moi un cadeau... »
C'était un mardi, ça a commencé avec une histoire de sonnette comme dans mon cadeau pour Monsieur A. La sonnette était démontée.
« Vous avez un problème de sonnette ! » lui dis-je.
Je me suis allongée. A la fin de la séance j'ai sorti le paquet de mon sac.
« Tenez j'ai votre cadeau.
- Voulez-vous que je l'ouvre maintenant ou après ?
(J'étais sure qu'il allait me poser cette question) - C'est comme vous voulez.
- ah non c'est vous qui me l'offrez, vous choisissez.
(Rhooo l'animal ! L'émotion me gagne) - Quand je serais partie alors.
- Bien faisons comme ça.
- Ça vous arrange aussi on dirait ! »
Je pars un peu émue de lui avoir offert un livre que j'ai fabriqué. Des extraits bien choisis de mon blog qui font référence à lui. Comment va t-il le trouver ? Est-ce que ça va le toucher ?
Le jeudi suivant, il commence :
« Alors ?
moi d'une toute petite voix : - Vous avez ouvert mon cadeau ?
- Oui, c'est Magnifique .»
Lors de cette séance c'est lui qui a parlé, très touché par ce présent. Je l'ai sagement écouté me dire que c'était bien, beau. C'était un cadeau inédit et précieux. Il avait rit pour ma dédicace et aussi parce que mon livre commence avec cette histoire de sonnette. Il a enfin pu voir comment j'aimais prendre mes photos et comment je posais et disposais les mots. Il a parlé de pudeur et de propos justement dosés.
C'était un moment où il a rempli mon âme de lumière. Comme les enfants qui demandent un câlin dans nos bras pour recharger leur batterie émotionnelle.
« Elle était jalouse votre femme qu'on vous ai offert un cadeau comme celui là ? » (Elle est elle aussi psychanalyste)
Je ne l'ai pas laissé me répondre. Je suis sortie, heureuse.