29/03/2017

8 ❤




Je lui ai écris une lettre d'amour, sa première. Je l'ai écrite en une heure, j'avais peu de temps avant notre rendez-vous dans le restaurant étoilé. J'aurais pu mieux faire mais c'était déjà bien. Il était ému quand je lui ai donné, j'ai vu ses yeux se mouiller (et les miens aussi). Il a préféré la lire plus tard.
C'est en rentrant à la maison qu'il l'a ouverte, je pensais qu'il le ferait dans un moment où il serait complétement seul mais non. J'ai espionné sa tête, nous étions bouleversés.
8 ans c'est à la fois beaucoup et pas beaucoup. Ça me rassure que nous avons encore toute la vie devant nous pour nous aimer.
8 ans c'est important aussi parce que nous allons avoir une fille. Parfois je n'en reviens pas que nous avons fabriqué ce petit être qui nous ressemblera.
J'espère qu'elle lui ressemblera (elle a déjà sa bouche et son menton !)

 

10/03/2017

Comment il est ton bébé dans ton ventre ?





 Quand j'explique aux enfants comment bébé est positionné.
Pour Edouard, Silas, Timothé et les autres... 

Ok, on dirait que je suis à + 9 mois
et que j'ai dessiné la poitrine de mes rêves...
 
 

09/03/2017

Il y a 1 semaine


– Mais tu es encore là ? Tu me fais de la peine !
– Moi aussi je me fais de la peine Maïté lui ai-je répondu.

Cela faisait une heure que je me cachais. Depuis le départ de la maison des larmes, des larmes, des larmes... à ne plus pouvoir m’arrêter. Une crise de larmes soudaine et incontrôlable. On m'a dit de rentrer chez moi, impossible d'assurer ma journée, il me fallait du repos.

Pourtant ce matin mon corps n'était pas fatigué, je m'étais couché tôt et pour une fois j'avais pris le temps.
Je m'étais levé un peu plus tôt pour ne pas me dépêcher, ne pas me stresser, ne pas renverser des choses, ne pas faire de bruit, ne pas pester... Ce matin j'avais décidé de ralentir, il le fallait. Marcher tranquillement jusqu'au métro, à petits pas. Je ressassais les mots de la sage-femme et de Monsieur A que j'avais tous les deux vu la veille. Le début de semaine avait été difficile, et ce vendredi là le résultat fut un cocktail explosif de fatigue, d’inquiétude et d'hormones...

Depuis je me suis reposée, j'ai meilleure mine.
5 mois ❤





06/03/2017

Poupée Russe





A Carnaval au Jardin d'Enfants j'étais une poupée russe.
Parce que j'ai une petite poupée à l'intérieur de moi.
C'est la maman de Maxence qui m'a donné l'idée.
 Elle me dit que
lorsqu'elle était enceinte son mari l'appelait
ma petite Matriochka.

 Ce jour là elle m'a offert celle-ci.
Je fus très touchée.


26/02/2017

Les jolis mots...




Lucie:
Félicitations !
Fille ou garçon on aurait été content mais ça nous permet de l'imaginer un peu mieux !
Une petite doucette, ça vous va comme un gant, tu vas t'éclater avec une mini toi !

 Justine:
Merci ! j'espère qu'elle ressemblera à Aurélien.
580 g, elle est en haut des courbes, elle mange bien !



Lucie:
 Une petite fleur (gourmande) qui ressemblera surement à son Papa
mais qui prendra les airs de sa Maman, un doux mélange ! 

Justine:
T'es trop mignonne

20/02/2017

Polkadots




Parce-que dans quelques mois je deviens mère j'ai envie de vêtements un peu cucul la praline comme ce tee-shirt à pois et volants de chez Zara Girls. Même enceinte je m'habille chez l'enfant.

 

18/02/2017

La moitié





J'en suis à la moitié. Enfin nous, l'amoureux, bébé et moi.
Les mois s'écoulent à vitesse normale, certains ont été tumultueux. Novembre était sans fin. Fatigue et nausées étaient au rendez-vous ainsi que tous les petits désagréments qui accompagnent le début de la grossesse. Je ne parvenais pas à accepter de ne rien contrôler, mon corps bousculait nos habitudes. Je tournais en rond dans le lit, le seul endroit où je pouvais être, à contre cœur. Je n'ai jamais eu autant froid sous la couette avec tant de vêtements superposés (dont un gilet en laine). J'essayais de trouver des aliments qui me plaisaient à manger, de dormir pour deux. L'amoureux prit bien soin de moi, de nous, de la maison. Dans le lit il me collait, devenu fou de ce corps en changement, il s'accrochait à mes nouveaux seins vérifiant à son réveil qu'ils n'avaient pas disparus comme un rêve (il y a aussi des bons côtés).
Autour de Noël, je reçus un appel du service de diagnostique anténatal de la maternité, bébé présentait un risque de handicap. Nous choisîmes de faire le test le moins invasif pour ne pas prendre un autre risque : celui de le perdre. En contrepartie deux semaines dans l'attente. Deux mille dix sept sera-t-elle comme on l'imaginait ? Enfin au terme d'un lundi sombre, Clémence la conseillère en génétique mit fin à mon inquiétude qui n'avait fait que grandir en l'espace d'un week-end. Elle m'annonça la bonne nouvelle, les résultats étaient négatifs, bébé était normal. Je la remerciais les mots noyés dans des larmes de soulagement.
Quelques semaines plus tard mon ventre se mit à pousser, je sentis les premiers effleurements de bébé.


16/02/2017

en t'attendant...



Merci Lucie&Roman



































J'ai le cheveu plat, les yeux légèrement cernés, le ventre en avant, les seins atomiques. L'amoureux pose sa main chaque soir sur mon ventre pour sentir bébé bouger, parfois c'est frénétique on dirait qu'il fait du pédalo. Parfois je ne suis plus sure que c'est bien lui qui s'agite, parfois mon ventre durci quelques secondes, parfois je cultive de l'inquiétude.

Nous n'avons encore rien acheté pour bébé. Enfin si... j'ai craqué pour un petit lapin en bois Holztiger.
Doucement nous trions, rangeons, faisons de la place. Nous prenons notre temps alors que ça s'agite autour de nous. Bientôt nous commencerons à déplacer les meubles de notre chambre pour la séparer en deux espaces. Quand nous découvrirons le sexe de bébé je pourrais épurer ma petite sélection faite dans le tableau bébé d'été sur Pinterest.


Bébé arrivera au début de l'été.



14/02/2017






Elle arriva en disant : C’est ma fête.

Ah oui je n’y pensais pas. C’est les vitrines pleines de rouge des magasins qui me le rappellent. Nous, nous fêtons notre rencontre à la fin du mois de mars, cette année ça fera 8 ans
Valentina (2ans et demi) voulait des coeurs pour sa fête. Je dessina et découpa (avec amour) des coeurs dans du papier rouge. 
– Alors qu’est ce qu’on en fait maintenant ? Je réfléchis en même temps qu’elle... – Veux-tu faire une farandole de coeurs ?
La psy et le stagiaire poufferent (d’amour). Valentina me dit oui.
Je farfouilla dans les placards pour cet atelier improvisé. J’apporta du raffia en guise de ficelle.
– Tu vas faire des trous dans chaque coeur avec le poinçon. Elle s’exécuta trés concentrée puis je lui montra comment enfiler le fil de raffia enfin quand elle eut fini et eut déposé son prénom je lui proposa de l'accrocher. D'autres petites filles vinrent graviter autour de nous. Elles aussi voulurent faire une guirlande de coeurs. Valentina dira toute la journée qu'elle la rapportera chez elle. Oui c'est prévu, dans une jolie pochette de papier de fleuriste à pois blancs.

09/02/2017

08/02/2017

Les p'tits coeurs à croquer d'Amina




Gaëlle (3 ans et demi) me demande : pourquoi t'as un gros ventre ?
– Parce que j'ai un bébé dans mon ventre.
– Pourquoi ?

Mia (3 ans) : Comment il s'appelle ton bébé ?
 – Je ne sais pas encore.

Avec son plus beau sourire et avec tant de délicatesse Sílas (3 ans) a dit : il y a un bébé ?

Dans la phrase d'Ophélia (3 ans) j'ai compris : je, adulte, tenir, bébé.
Essai de reformulation : Quand tu seras une adulte tu voudras tenir un bébé dans tes bras ?
Elle me fait non de la tête et avec sa main me montre son ventre.
Je reformule alors : Quand tu seras une adulte tu voudras avoir un bébé dans ton ventre et devenir maman ?
Elle me répond oui avec la tête.

Maxence ( 3 ans et demi ) : Il va sortir par où ton bébé ?
Je le fixe en même temps que je réfléchis à "une" réponse... puis pour mettre fin à mon silence il me dit d'un air détaché: par la foufoune !

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31/01/2017

La La Land





On pourrait penser que ce qui comptait c'était d'y être à la première heure. Que je ne pouvais pas résister à l'appel de Ryan. Que c'était le top film du moment à ne pas rater des sa sortie.
En vrai...
A 8h les ouvriers nous ont sorti du lit, nous avions un peu oublié le réveil et après un petit café pour nous réveiller je réfléchissais à ce que je pouvais faire hors de la maison, de si bonne heure et par ce froid glacial... La La Land. Ni bande annonce, ni télé, ni radio, ni journaux. Seulement les affiches vues dans le métro. J'étais donc toute neuve, ne m'attendant à rien mais devinant que c'était un film assez attendu à la vue de ses nombreuses nominations. L'amoureux a proposé de m'accompagner en se donnant toutefois la possibilité de s'enfuir si il y avait trop de chansons (oui en même temps c'est un film musical...). Je ne vais pas m'improviser critique de cinéma, rien qu'essayer d'écrire trois phrases sur le sujet ça me bloque, cela bien que je sois sensible à mille choses qui composent un film comme celui là : la performance des acteurs, la photographie, les ambiances, les décors, les couleurs, les costumes... C'était comme un conte de Walt Disney pour grandes personnes. Et l'Amoureux est resté jusqu'à la fin. 


Le palmito Des Petits Hauts
pour rester dans le thème de La la land

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29/01/2017

Comme un air d'emménagement



Chez nous c'est vide par-ci et c'en dessus dessous par-là. Des petits travaux ont été prévus pour qu'on soit bien au chaud. Nous nous lançons dans de petits changements et nouveaux aménagements. C'est l'ébulition chez l'amoureux pendant que je couve comme une petite poule 🐓

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28/01/2017

Lecture



Il paraît que c'est dans les livres qu'on apprend la vie.



16/01/2017

Janvier




Monsieur Théréné,
Vous êtes décédé au lendemain de votre anniversaire. J'ai pleuré. Je me suis rappelée de notre rencontre, j'avais 17 ans. J'étais un bébé avec la tête rentrée dans les épaules. Vous me disiez souvent en me redressant les épaules: « Sois fière de toi, sois fière d'être une femme Super JUJU ! »
Pendant ces deux années de CAP, vous m'avez toujours soutenu et montré que j'étais une personne importante. Alors depuis ces longues années nous sommes toujours resté en contact, par écrit, j'avais oublié tant de choses... Je me suis alors souvenue qu'à chacun de mes voyages je prenais soin de vous adressez une carte postale, j'étais sûre que ce geste vous ferait plaisir, que je puisse penser à vous aussi loin que je puisse me trouver dans le monde. J'avais un peu oublié nos échanges d' internet, ces conversations où vous m'encouragiez, complimentiez... C'était gratuit, bienveillant et sincère... Et vos éloges quand vous passiez ici, sur ce blog. Je réalise aujourd'hui qu'aucun autre homme ne m'a adressé des mots aussi doux et tenté autant de fois de regonfler mon égo.
Je n'ai jamais pu vous appeler ou vous rendre visite chez vous, en Bretagne bien que vous me l’ayez si souvent proposé. Cela m'était impossible. Impossible de franchir cette ligne, par respect, par pudeur.


Dans mon rêve Monsieur Théréné était encore vivant. Certes il luttait contre la maladie mais il était encore là. Nous étions nombreux, nous ses anciens élèves à faire parti du voyage, un vrai pèlerinage. J'avais traversé notre boulevard tôt dans la nuit encore humide trainant derrière moi un grand sac de voyage à roulettes. C'était juste là, pas loin c'était comme-ci je montais dans un train prêt à partir pour lui rendre une dernière visite. Mais il n'y avait pas de roues, pas de rails. J'avançais doucement avec mon bagage derrière mois dans un couloir qui distribuait des pièces comme dans une maison en cherchant où je devais m'installer. Il y' avait beaucoup de gens, c'était calme, ils avaient la mine triste et tiède. Puis une jeune femme m'a fait remarquer qu'on voyait mon ventre, mon pull devenu un peu petit remontait au-dessus de mon nombril. Je lui ai répondu avec un sourire que j'étais enceinte. J'allais lui dire de combien de mois quand je me suis arrêtée net. J'ai joins mes mains sur mon ventre, je venais de recevoir un coup, un coup de l'intérieur. J'ai dis aux gens qui me regardaient que c'était la première fois que je sentais le bébé bouger. Puis j'ai ressentis des chatouillis et j'ai ouvert les yeux.
D'un coup j'étais dans la réalité, j'ai posé mes mains sur mon ventre comme dans mon rêve et j'ai attendu. Rien.

15/11/2016

November, december, remember.... We just started again




Love, Love, Love.... Bono est comme ça, ses chansons parlent toujours d'amour. Sur scène il sue l'amour. Il est amour de tout son être. J'ai tellement vu leurs têtes pendant des années au-dessus de mon lit que j'ai toujours cette curieuse impression que nous avons été intimes. Un jour je ne les ai plus aimé. Leur musique d'aujourd'hui était décevante, j'avais trop usé les anciens disques. Overdose. Époque révolue. Adieu mon adolescence.
Puis il y a quelques années je me suis réconciliée avec Bono, à la recherche d'émotions passées qui me remettaient dans la position de jeune fille, d'amoureuse, de groupie. J'étais entrée dans la Trentaine.
 Un soir de la semaine dernière, par hasard j'ai regardé sur la télé-tablette leur dernier concert à Paris. En fait le remède pour ne pas alourdir ses oreilles de chansons trop écoutées, c'est le live. De l'énergie, des guitares cinglantes, un Bono qui fait avec sa voix fatiguée. Ça fonctionne. Ça me fait vibrer et reprendre de tout mon être d'ineffaçables refrains. Peut-être qu'un jour je retournerais les voir.


11/10/2016

La pluie qui tombe


– Vous avez tout pour être heureuse.
J'ai fait un « pfff » qui voulait dire « mouais pas trop ».
S'il avait eu des révolvers à la place des yeux j'ai senti que je serais morte.
«Vous êtes jolie, vous avez un mec sympa, une jolie maison, un boulot... » Pourtant j'avais les yeux bien trop mouillés depuis le début de la séance. Ce soir il était sur le registre de l'humour pour chasser la noirceur sans fondement. J'aurais du lui sortir la blague entendue hier dans un film pas terrible.  – Que fait un canard qui a le rhume des foins ?  – foin ! foin !
Il n'a pas tort. Le pire est derrière moi, les histoires du passé sont dépassées, le travail de la psychanalyse n'est pas de ressasser mais de faire en sorte que la vie soit plus belle. Je le sais, je suis d'accord, je suis la première à avoir de tels arguments pour les copines qui doutent de ce qu'elles ont. Chercher et trouver du positif pour les autres et ne pas y arriver pour soi même, les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés.
Les matins sont rudes, j'ai l'impression d'être un zombi au boulot. Je me trouvais plus aimable, gentille, disponible quand il y a quelques mois je fantasmais ma mort.
Faut-il être au fond du trou pour apprécier la vie ?




10/10/2016

La mauvaise humeur





Vendredi.
Nous avions rendez-vous à la Motte-Picquet. Ce petit verre de fin de semaine tombait à pic pour toutes les deux. J'avais besoin d'oublier les dernières cinq minutes écoulées au boulot et Caroline avait envie de sortir, seule, sans son mari, sans sa fille. Une soirée pour elle. Elle m'a parlé de sa réunion où les gens font acte de présence et ne disent même pas bonjour. Je lui ai raconté la collègue qui râle sans cesse et qui va finir par en écœurée la nouvelle. La mauvaise humeur. Je suis une éponge à mauvaise humeur. Mon corps peut absorber toutes les ondes négatives d'une personne et me plomber. La mauvaise humeur me va droit au cœur. C'est la faute à Papa. Quand il allait bien, j'allais bien. Quand il était énervé, tendu, mutique, j'étais mal et je ne savais même pas pourquoi. S'il avait mis des mots sur sa mauvaise humeur j'aurais peut-être pu m'en dégager un peu, être soulagé qu'au moins ce n'était pas de ma faute. J'aurais compris qu'il avait des contrariétés dans sa tête d'adulte qui n'avaient rien à voir avec moi. En grandissant je n'ai fait que croire, supposer, penser, imaginer, présumer la raison de sa mauvaise humeur qui me paralysait.

Après nos deux Blanches, il était tard, déjà. J'avais le souffle coupé d'avoir autant parlé. Nous nous sommes quittés au milieu des escaliers, heureuses.