15/09/2012


- "Ça fait longtemps que tu m'as vu" m'a dit Clémence (3 ans).
"Tu vas où Justine ?" m'a demandé Kenzo (3 ans).

Ce sont les "grands" qui questionnent ma nouvelle place, on ne fait que se croiser pour l'instant au Jardin d'Enfants. Ils me manquent ces enfants là. D'une façon générale je suis nostalgique de l'année écoulée.
Je pense aux "grands" qui occupent à présent la classe du haut mais aussi à ceux partit dans un autre lieu.
Je repense aussi à notre équipe de la classe des plus jeunes sans Émilie Jolie, l'ambiance de travailler ensemble, mon arrivée pour un CDD de quelques mois et les tâches qui m'étaient attribuées quand ma journée commençait à 11h30. Et puis c'était avant cette histoire avec Amina, je culpabilise, les relations humaines ne sont pas simples mais il faut faire avec.

Aujourd'hui j'accueille les nouveaux enfants, plus petits, plus sensibles à la séparation, sensibles aux pleurs, et ce besoin d'être rassuré en permanence.
Il est 7h45 quand j'installe la classe. Je termine ma nuit sur la ligne 9, je choisi la place près de le fenêtre pour poser ma tête et fermer les yeux. Les gens sont silencieux, il y a une majorité d'hommes on dirait des ouvriers.
Quand je termine ma journée c'est encore l'après-midi. Ça ouvre des perspectives mais pour le moment je suis fatiguée de mon nouveau rythme, j'ai sommeil et je m'autorise une courte sieste d'une demi-heure pour récupérer un peu et m'aider à tenir un peu plus le soir. Et parfois je refuse de seulement m'allonger.




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