Nous sommes partis sous la pluie froide. J'étais excitée et donc fatiguée.
Monsieur A avait raison... Oui ce n'était pas facile de partir et de quitter les enfants, d'où le gouter que j'avais apporté pour eux et le "sketch". J'ai fais une mise en scène comme quoi je partais en vacances avec une petite valise de poupée, un appareil photo et un maillot de bain porte-clé; des lunettes de soleil pour le cinéma et un ultra faux mini tube de crème solaire, une paille pour boire du jus de papaye invisible et le chapeau de canotier.
Avant que je ne quitte la classe Maïtane (3 ans) m'a dit de sa petite voix rauque : "- n'oublies pas ta valise !", puis elle m'a posé des questions sur mon départ : "- maintenant tu vas dans ta maison ?
- tu vas préparer ta valise ? et elle répondait "ah d'accord" à mes explications. Avant de franchir la porte je leur ai envoyé un baiser. Michka (3 ans) voulait m'en faire un vrai même si ses baisers on dirait des faux, il pose juste ses lèvres, sans intention et sans bruit. J'ai rangé la classe, terminé l'arbre du printemps. Mes collègues m'enviaient et m'ont demandé de leur envoyer un peu de soleil.
Monsieur A avait raison... Oui ce n'était pas facile de partir et de quitter les enfants, d'où le gouter que j'avais apporté pour eux et le "sketch". J'ai fais une mise en scène comme quoi je partais en vacances avec une petite valise de poupée, un appareil photo et un maillot de bain porte-clé; des lunettes de soleil pour le cinéma et un ultra faux mini tube de crème solaire, une paille pour boire du jus de papaye invisible et le chapeau de canotier.
Avant que je ne quitte la classe Maïtane (3 ans) m'a dit de sa petite voix rauque : "- n'oublies pas ta valise !", puis elle m'a posé des questions sur mon départ : "- maintenant tu vas dans ta maison ?
- tu vas préparer ta valise ? et elle répondait "ah d'accord" à mes explications. Avant de franchir la porte je leur ai envoyé un baiser. Michka (3 ans) voulait m'en faire un vrai même si ses baisers on dirait des faux, il pose juste ses lèvres, sans intention et sans bruit. J'ai rangé la classe, terminé l'arbre du printemps. Mes collègues m'enviaient et m'ont demandé de leur envoyer un peu de soleil.
Je n'ai appelé personne, ni prit aucune adresse.
L'embêtant dans l'avion c'est l'air climatisé qui me tire les yeux et la peau.
Quelle mise en scène dans ma tête ! Les larmes roulent et mon bras est accroché à celui d'Aurélien. J'apprécie l'ambiance des aéroports, la montée dans l'avion mais je n'aime pas le décollage, ni les premières minutes qui le suivent. Un scénario catastrophe se déroule en quelques secondes dans ma tête. Le crash. Les 10h d'avion entre Lisboa et Rio seront pires. Finalement les vacances ce n'est peut être pas mon truc, ça peut me faire souffrir mais aussi et surtout lire des romans et écrire.
Photo : Porto l'été dernier.
Photo : Porto l'été dernier.

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