L'épisode anniversaire est toujours douloureux, culpabilisant, triste et compliqué.
Je ne savais pas qu'ils allaient débarquer les uns après les autres et qui est ce qui était derrière la porte à chaque toc toc! C'était la surprise ! J'étais heureuse mais déconcerté, mais heureuse. Mes amis arrivent dans ma maison pour ma fête. L’effervescence et l'excitation me coupent l’appétit. Je grignote trois bouts de saucisson entre les verres de vin, mon verre n'est jamais vide. Alors ça va vite il n'en faut pas beaucoup pour que je sois pompette et que tout aille trop vite surtout dans sa propre maison avec les gens qu'on aime. La soirée passe alors à deux mille à l'heure, je n'ai aucune notion du temps, je me souviens de tout mais les détails me manquent. Je suis là, je suis partout et nulle part à la fois, une vraie tornade. Aurélien s'occupe de tout, il sert les invités, remplie la table quand elle est vide, il débouche le Champagne, apporte les trois gâteaux d'anniversaire (trois!). Je suis plus que reconnaissante, merci d'avoir préparé cette surprise ! Je le sers fort. Trop. J'embrasse tout le monde, "merci je vous aiiiime....."
Puis arrive le moment (critique) de lâcher ce que j'ai sur l’âme avec les derniers invités à propos du week-end en famille tout frais dont je suis ressortie déglinguée. C'était pas le moment, ni le propos, c'est le genre de chose qu'on garde pour soi... Oui. Bon. Voila.
Auto-apitoiement : Je n'ai pas été à la hauteur de la soirée.
Le lendemain fut silencieux, culpabilisant, mouillé, malheureux. A travers le silence pesant qui régnait dans cette maison le malaise était trop grand jusqu'au dimanche soir.
Finalement on était tous les deux malheureux ça se voyait dans nos yeux.
On a arrêté d'être fâché. Et moi j'ai dit plus jamais d'anniversaire.

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