22/10/2014





Mercredi 15 octobre.

J'ai terminé mon livre. Je l'avais commencé jeudi dernier. Nous étions aller voir le film deux semaines auparavant. J'avais aimé. Et puis par hasard un jour dans le métro j'ai vue une femme lire le roman. 
« ah c'est vrai, me suis-je dis, c'est d'après un roman »

Avant d'aller dormir
 Christine se réveille tous les jours sans savoir qui elle est et où elle est, elle croit avoir 20 ans alors que son corps en a 47. Elle a perdu la mémoire et redécouvre chaque jour sa maison et son mari... Elle parvient à replonger par moment dans ses souvenirs.

Tous les midis lors de ma pause je suis allée au parc d'à côté continuer l'histoire. Toujours sur le même banc au soleil quand il y en a. J'ai lu pendant tous mes trajets, matin et soir. Un peu à la maison. C'est ce que je cherchais : me désintoxiquer d'internet et des petits jeux, arrêter de remplir des paniers virtuels de fringues.


 A l'occasion j'ai pu moi aussi retrouver des souvenirs.

Celui des feuilles de calque me revenait souvent ces derniers temps , je sais pourquoi.
Peut-être qu'un jour je l'écrirais.

En tout cas ce jour là d'autres souvenirs son arrivé en cascade. Ce sont des souvenirs que je connaissais déjà mais je n'y avais plus accès. J'étais contente de remplir mon enfance de quelques images. La dispositions des pièces de la maison notamment. Ma chambre quand j'avais 4 ans, petite avec ses gros meubles. Rien n'était à ma taille, j'avais un lit d'adulte qui prenait toute la place au milieu de la pièce. Un lit en chêne, ancien avec des montants en bois à la tête et aux pieds. La table de nuit était plus haute que le lit, elle aussi était ancienne, il y avait la petite porte pour y ranger le pot de chambre. Bien sûr en 1986 il n'y en avait pas, ça devait être rempli de mon petit bordel. La pièce bureau de papa avait changé plusieurs fois de place. Je m'asseyais à son bureau, prenais une petite feuille de bloc note et découpais tout le tour pour faire des petites franges, ça ressemblait à un petit tapis. Je me suis souvenu des fois où j'ai dis ou fais des choses qu'il ne fallait pas. J'étais culpabilisés par mon père et j'avais peur.

Demain j'irais acheter d'autres livres.


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