Papi, mamie, tonton André et toutes ces pépés...
Écorché mon visage, écorchés mes genoux, écorché mon petit cœur tout mou...
Olivia Ruiz - J'traîne des pieds
Le temps était compté. J'avais peur que papi ou mamie meurt d'un jour à l'autre. Alors c'était maintenant ou jamais, pendant qu'on avait encore un peu de jours de vacances et c'était important que l'amoureux soit là.
La dernière fois c'était il y a deux ans quand Papi avait encore sa tête et n'était pas sous Prozac.
J'étais pleine de chagrin avant d'arriver chez eux. J'ai tenté de retenir mes larmes quand j'ai vu Papi amaigri avec une silhouette et un visage que je ne lui avais jamais connu. Pourtant il était en forme, j'ai retrouvé les mêmes bêtises dans ses mots. Il n'a pas changé mais sa tête est désormais comme un disque dur plein, plus rien de nouveau ne peut s'inscrire dessus, les souvenirs se mélangeant. Pendant deux jours et demi je me suis infligée une petite torture. J'ai pleuré sans m’arrêter, je m'en voulais. Je m'en voulais de leur en avoir voulu alors que le temps filait. Je me suis senti invité dans ma propre maison, pour nous mamie a mis les petits plats dans la grands. Le matin du départ mon petit papi qui dormait. Il n'y avait que sa toute petite tête qui dépassait des couvertures. Il avait l'air tellement bien. Comme un tout petit garçon avec ses pommettes roses, je l'ai photographié avec mes yeux à tout jamais.
Je suis allée voir tonton, au cimetière. Sa tombe était vide de fleurs, je m'en suis encore voulu de ne pas avoir quelque chose à lui déposer. Puis j'ai continué à pleurer tout le temps du retour, dans le train...
Enfin une fois la porte de notre maison franchie, mon chagrin a cessé. J'étais juste épuisée.
Je me suis fais la promesse de revenir les voir bientôt.
La dernière fois c'était il y a deux ans quand Papi avait encore sa tête et n'était pas sous Prozac.
J'étais pleine de chagrin avant d'arriver chez eux. J'ai tenté de retenir mes larmes quand j'ai vu Papi amaigri avec une silhouette et un visage que je ne lui avais jamais connu. Pourtant il était en forme, j'ai retrouvé les mêmes bêtises dans ses mots. Il n'a pas changé mais sa tête est désormais comme un disque dur plein, plus rien de nouveau ne peut s'inscrire dessus, les souvenirs se mélangeant. Pendant deux jours et demi je me suis infligée une petite torture. J'ai pleuré sans m’arrêter, je m'en voulais. Je m'en voulais de leur en avoir voulu alors que le temps filait. Je me suis senti invité dans ma propre maison, pour nous mamie a mis les petits plats dans la grands. Le matin du départ mon petit papi qui dormait. Il n'y avait que sa toute petite tête qui dépassait des couvertures. Il avait l'air tellement bien. Comme un tout petit garçon avec ses pommettes roses, je l'ai photographié avec mes yeux à tout jamais.
Je suis allée voir tonton, au cimetière. Sa tombe était vide de fleurs, je m'en suis encore voulu de ne pas avoir quelque chose à lui déposer. Puis j'ai continué à pleurer tout le temps du retour, dans le train...
Enfin une fois la porte de notre maison franchie, mon chagrin a cessé. J'étais juste épuisée.
Je me suis fais la promesse de revenir les voir bientôt.

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