Nous sommes en février avec un avant goût de Printemps. Le linge sèche de nouveau sur la terrasse, les marches devant la maison sont débarrassées des feuilles mortes. Il fait doux.
L'Amoureux ouvre les volets de la chambre, un rayon de soleil transperce la pièce jusqu'à mon visage. Doucement aveugle et immobile dans un sourire je descends la couette sous ma poitrine. Il est 10h10.
Il m'apporte un café, je compte trainer un peu au lit au moins jusqu'à ce que le soleil disparaisse des draps. J'ouvre ce livre qui m'attend depuis des mois et que je ne pensais jamais terminer faute de temps. Je savoure le café, le livre, le soleil bien déterminée à ce que ce début de journée recommence demain puis après-demain...
Je m'invente de nouvelles habitudes même éphémères. Une promenade parce qu'il faut marcher, je rentre le ventre, balance les épaules en arrière et tiens mon dos droit. Sous un soleil qui monte la nature est douce et belle, bien que monotone mais ça ne me suffit pas. Le fond d'air est frais mais j'ai chaud et quand le soleil disparait j'ai froid.
Le temps est devenu lent, les heures passantes ne sont qu'information et plus des obligations. La journée parait sans limite et sans contrainte. Se lever, sortir, manger si l'on veut et a pas d'heure...
Je fais tout pour ne pas m'installer à mon bureau. Je repousse ce moment tant attendu où je serai face à l'ordinateur pour y ouvrir une page blanche. Pourtant je ne pense qu'à ça. Dans les gestes de plier les chaussettes ou de balayer la terrasse une mélodie de mots me traverse sans fin.
Les enfants sont partit en vacances
Aucun commentaire :
Enregistrer un commentaire