04/11/2014

  

Je lis Le chagrin de Lionel Duroy. Un pavé de 735 pages (version poche).
« Tu l'as acheté pour qu'il dure plus longtemps ? me dit l'amoureux, sans doute impressionné par mon engouement soudain pour la lecture.
- Non, parce que c'est celui-ci qui m'a plu sur l'étalage » (sinon ça pourra toujours servir pour caler un meuble).

D'abord la couverture et le titre, la 4eme de couverture, puis la première page voir si ça accroche... OK, je prends !

C'était un mardi à ma (petite) pause. Plus de livre. J'avais terminé Sagan la veille (Bonjour tristesse, un vrai petit bijou !). De toute façon il faisait froid, pas question de m'assoir sur mon banc du parc.
Je vais marcher... mais où ? Jusqu'à la Fnac, j'ai plus de livre.


Je n'ai pas ouvert mon livre du week-end, j'ai une passion pour la lecture dans le métro. Je ne sais plus où j'ai arrêté l'histoire. Je relis quelques lignes au-dessus et ça y est j'y suis de nouveau dans cet univers ! Les images se (re)dessinent au fur et à mesure des mots. Pourtant ce n'est que du papier blanc sale avec des symboles, il n'y a pas d'images, nulle part. Et quand je repense à chacun des romans que j'ai lu récemment des paysages me reviennent. C'est formidable.

Ça m'amuse de penser que ce doit être pareil pour Monsieur A. mon analyste, il se replonge dans l'univers tourbillonnant de celui allongé sur le divan. Après avoir raccompagné le précédent à la porte.



03/11/2014




Avant hier j'avais publié l'article précédent en utilisant l'intitulé exacte de mon stage de cette semaine. La ligne d'après j'utilisais des mots dégueulasses pour exprimer mon ras le bol des enfants. J'ai alors pensé que c'était dangereux. En effet lorsque j'ai tapé l'intitulé du stage dans Google, ne-paniquez-pas est sortit dans les premières positions. Hier j'ai effacé l'article, réécrit, changer les mots mais ça ne changea rien. L'article effacé est bel et bien présent dans les méandres de Google. Et si quelqu'un, un parent du boulot, une collègue lisait tout ceci ? J'ai enlevé les liens de mon blog là où ils existaient, c'est à dire à peu d'endroit car je n'en ai jamais fait de pub. Je me suis enlevée des référencements de Google, pas vraiment convaincu que ça change quelque chose. Je me cache. Parce que ces derniers temps les choses violentes que je traverse sont transcrites ici. Violent est le seul mot qui me vient.
 Ce stage est une bouffée d'air, il tombe à pic.



02/11/2014





« Demain sera la plus belle journée de ma vie »

Cela me semble démesuré. Demain est à la fois un jour tout à fait banal mais aussi particulier parce que je ne travaillerai pas. Comme parfois le mercredi mais vendredi n'est pas mercredi. Demain c'est vendredi donc. Il me donne un avant goût de week-end et surtout lundi je n'irai pas au Jardin d'Enfants, je commencerai une semaine de stage autour de la voix et de la musique, s'ajuster aux rythmes des enfants. Comment s'ajuster à eux ? Eux qui me sortent par tous les orifices, eux après lesquels je crie en sachant immédiatement et pertinemment que ce n'est pas comme ça que l'on travaille auprès de Jeunes Enfants. Je travaille mal. Mais en ce moment je n'arrive pas à faire autrement... Alors cela me réjouie de ne pas les voir durant deux semaines (oui parce qu'il y aura aussi le pont du 11 novembre...). un bol d'air qui me fera oublier la routine écrasante du matin qui ne changera hélas pas de toute l'année.

Demain je me réveillerai naturellement, m'étirant dans mon lit comme une nymphe sortie des eaux. Je prendrai mon petit déjeuner dans la lumière filtrée de notre cuisine/salle à manger. Puis je m'occuperai de moi, j'irai au cinéma, j'irai sur internet chercher des infos sur les cafés poussette pour Charlotte, je ferai des tartelettes aux pommes… et j'irai au Yoga.



23/10/2014

parler


Chez nous il n'y a pas de cloisons. Je suis assise à mon bureau devant la fenêtre avec une tasse de café au lait déjà tiède dans mes mains. Je parle en regardant le vent fou courber les branches. L'amoureux m'écoute, il est derrière sur l'autre mezzanine - notre chambre - devant son ordi.

« Je ne voudrais pas de cette vie là quand nous aurons un enfant... »

Une vie citadine, comme nos amis qui auront bientôt des bébés. Je n'ai pas envie d'avoir des contraintes, des horaires, de faire des aller-retours à la crèche - je n'ai pas envie que mon bébé aille à la crèche - aller au parc pour prendre l'air, le voir se vider à 18h le dimanche soir parce que c'est l'heure du bain...
Je voudrais vivre dans une maison isolée dans le Sud avec un grand jardin au soleil, ne pas travailler au moins sa première année. Nous couper du monde.





22/10/2014





Mercredi 15 octobre.

J'ai terminé mon livre. Je l'avais commencé jeudi dernier. Nous étions aller voir le film deux semaines auparavant. J'avais aimé. Et puis par hasard un jour dans le métro j'ai vue une femme lire le roman. 
« ah c'est vrai, me suis-je dis, c'est d'après un roman »

Avant d'aller dormir
 Christine se réveille tous les jours sans savoir qui elle est et où elle est, elle croit avoir 20 ans alors que son corps en a 47. Elle a perdu la mémoire et redécouvre chaque jour sa maison et son mari... Elle parvient à replonger par moment dans ses souvenirs.

Tous les midis lors de ma pause je suis allée au parc d'à côté continuer l'histoire. Toujours sur le même banc au soleil quand il y en a. J'ai lu pendant tous mes trajets, matin et soir. Un peu à la maison. C'est ce que je cherchais : me désintoxiquer d'internet et des petits jeux, arrêter de remplir des paniers virtuels de fringues.


 A l'occasion j'ai pu moi aussi retrouver des souvenirs.

Celui des feuilles de calque me revenait souvent ces derniers temps , je sais pourquoi.
Peut-être qu'un jour je l'écrirais.

En tout cas ce jour là d'autres souvenirs son arrivé en cascade. Ce sont des souvenirs que je connaissais déjà mais je n'y avais plus accès. J'étais contente de remplir mon enfance de quelques images. La dispositions des pièces de la maison notamment. Ma chambre quand j'avais 4 ans, petite avec ses gros meubles. Rien n'était à ma taille, j'avais un lit d'adulte qui prenait toute la place au milieu de la pièce. Un lit en chêne, ancien avec des montants en bois à la tête et aux pieds. La table de nuit était plus haute que le lit, elle aussi était ancienne, il y avait la petite porte pour y ranger le pot de chambre. Bien sûr en 1986 il n'y en avait pas, ça devait être rempli de mon petit bordel. La pièce bureau de papa avait changé plusieurs fois de place. Je m'asseyais à son bureau, prenais une petite feuille de bloc note et découpais tout le tour pour faire des petites franges, ça ressemblait à un petit tapis. Je me suis souvenu des fois où j'ai dis ou fais des choses qu'il ne fallait pas. J'étais culpabilisés par mon père et j'avais peur.

Demain j'irais acheter d'autres livres.


21/10/2014



Jeudi 16 octobre.

J'aime bien l'étage librairie de la Fnac Montparnasse. C'est calme, il y a peu de monde. J'aime surtout le grand rayonnage des romans. Je suis venue acheter Bonjour Tristesse de Sagan. Et il m'en fallait d'autres... Le livre de Sylvie Testud n'est pas encore en version poche, je vais attendre. Pas question d'acheter un livre qui prend de la place et qui coute beaucoup plus cher. Je me ballade. Je regarde les étalages. J'arrive à celui des Meilleures Ventes. Un titre accroche mon regard, la photo aussi est jolie : Les gens heureux lisent et boivent du café. Je lis la quatrième de couv. Ça parle de perte, de souvenirs... Je prend ! Un autre Chambre 2, le titre m'intrigue. Auxiliaire de puer en maternité, naissance, accouchement, des âmes et des corps... OK je prend !

La veille au cours de théâtre Élise notre prof, nous a parlé de la pièce Pour un oui ou pour un non suite à l'improvisation que nous avons faites, Julie et moi.
« Vous avez fait un début de pièce de théâtre… »
Le rayonnage Théâtre est tout petit mais youpi je trouve le livre de cette pièce.
J'ai quatre livres dans les mains, je me sens être une autre, je me sens grande.

Dans le métro plein, je commence Les Gens... Au bout d'une page et demi je pleure. Ça commence bien. Je suis debout un peu serrée et je cache désespérément mon visage derrière mon livre, presque collé à mon nez. Mes yeux mouillés n'osent pas sortir des lignes de mots de peur de croiser un regard inquisiteur.


20/10/2014



Samedi 18 octobre.

J'aurais préféré qu'il pleuve. Des trombes d'eau devant moi. J'adore ce spectacle, ce bruit. Encore plus quand on dirait une douche. J'aurais préféré. Comme ça j'aurais pu rester à la maison à écrire. Avec une tasse de café au lait à porter de main. Mais ce week-end est exceptionnel il fait 25°c et ça sera la dernière fois de l'année. Alors il FAUT sortir. Je me dis que c'est bien une pensée de Parisienne ça.
Si nous habitions dans le Sud je n'aurais pas ce genre de pensé et pas besoin de me forcer.
Personne ne me force à sortir mais rester enfermé alors que c'est l'Eté Indien ! Sale Parisienne !




19/10/2014


Dimanche 19 octobre.


Comme hier il fait 25°c. Après la douche j'enfile la robe d'été, la dernière qui n'a pas encore pris place dans la valise des affaires d'été que je n'ouvrirais que dans six mois, voir plus. A la maison il fait plus frais. Je sors pour faire sécher une dernière fois mes cheveux au soleil. J'emporte mon livre. Je l'ai commencé hier, le 3ème en dix jours.
Oui je lis.

C'est assez exceptionnel pour que je le mentionne ici. Il y a longtemps j'avais écrit que pour lire il fallait être « psychiquement libre ». Impossible de lire dans le métro, à la maison, dans un parc... Le seul endroit pour ça était en vacances sur une plage...
Je dois être plus libre maintenant.

Je vais jusqu'au Jardin de l'Observatoire à 5 min de la maison. Je cherche un banc en plein soleil, il y en a qui surplombe le Jardin. Je m'y installe et commence ma lecture. Quelques instants après un homme me dit : « Vous permettez...? - Bien sur… » Je me dis qu'il est bien poli et qu'à une époque que je n'ai pas connu les gens étaient comme ça, ils demandaient la permission pour s'assoir à côté de quelqu'un même si je trouve ça un peu curieux, le banc est à tout le monde...
« C'est le meilleur endroit, se justifie t-il.
- Moi aussi je cherchais le soleil, lui répondis-je. »

Depuis qu'il est là j'ai du mal à me concentrer, j’entends sa respiration. Je continue à lire. J'ai moins de facilité à accrocher l'histoire contrairement aux romans précédents. Monsieur A m'a dit qu'il avait beaucoup aimé ce livre et qu'il tombait pile là où j'en étais aujourd'hui. Des histoires de corps et d'âmes.

Je ne décroche pas mon regard des lignes jusqu'au moment où je vois l'homme se tourner légèrement vers l'autre côté du banc. J'en profite pour le regarder rapidement, il regarde ailleurs un livre ou un journal à la main, je ne sais pas. Ça me soulage quelque part, je ne me sens pas l'objet de son intention. Je peux continuer ma lecture plus sereinement.

Au bout d'une demi heure je commence à avoir chaud et mes cheveux sont secs. Depuis que j'avale des romans j'ai envie d'écrire. Je décide de rentrer. Je range mon livre dans mon sac, me lève et dit poliment au revoir au monsieur du banc.
Au début je marche vite puis je ralentis pour profiter encore des rayons du soleil. Dans la rue j'entend quelqu'un courir et un souffle derrière moi : « Excusez moi… »
Je me retourne c'était le monsieur du banc un peu transpirant du front.
« Je me suis permis de vous suivre…», je me doute de ce qu'il va me dire.
« Voilà je suis un cœur à prendre, je vous trouve délicieuse et je voudrais tenter ma chance... »
Ah voilà c'est ça de mettre une robe d'été en plein mois d'octobre ! Il avait au moins 45 ans.
Je lui dit gentiment que je suis « prise »
« Ah très bien tant mieux pour vous, je ne vous dérange pas plus longtemps au revoir.
- Au revoir. »

« Cœur à prendre », « Délicieuse…» ses mots venaient d'une autre époque.
Et moi j'ai dis que j'étais « prise », prise de quoi ?


06/10/2014

raconter



Toutes les semaines nous faisons le même exercice au cours de théâtre. Ce sont nos devoirs. Un de nous doit « choper » une personne, une attitude de quelqu'un pour la reproduire et être un autre, quelqu'un de la rue, du métro, peu importe. Après sa performance, dans un premier temps nous autres observateurs lui décrivons ce que nous avons vu. Juste de la simple description. Puis dans un deuxième temps nous pouvons entrer dans l'imaginaire, faire des suppositions pour savoir si nous avons vu juste. Si la personne qui a mimé a réussie à nous faire comprendre la scène.

J'ai envie de proposer la même chose avec cette photo. J'ai envie de la proposer aux personnes qui lisent ce blog, à celles de passage, mes amies, peu importe.
Décrivez cette scène, ça peut commencer par : « je vois deux femmes assises sur un banc... »
Puis entrez dans l'imaginaire et devinez... qui sont t-elles ? que vous inspirent-elles ?
Bref, tout ce que vous voudrez.

Par commentaire ou par e-mail : atinepop@hotmail.com

J'ai hâte de vous lire.




04/10/2014

se réparer



Un jour une éducatrice de jeunes enfants m'a dit :
« Si nous faisons ce métier c'est qu'on a quelque chose à réparer. »
Elle était ma tutrice de mon tout premier stage Montessori au tout début de ma formation.
Cette phrase je l'ai toujours gardé quelque part. C'était à l'automne 2007, il y a 7 ans.

Je me répare.
Avec la psychanalyse.

Peut-être avec mon métier que j'ai choisis sur le tard à 25 ans. C'est tard par rapport à certaines de mes amies EJE qui ont toujours voulu faire ce métier, une sorte de vocation. Moi avant ça je n'avais jamais travaillé auprès d'enfants, ni baby-sitting, ni animation... j'ignorais tout de cet univers.
Depuis que je suis éducatrice plus d'une fois il m'est arrivé une sorte de moment magique, singulier.  Un arrêt sur image, un recul éclair sur mon métier [ma vie] auprès des enfants.
A table parmi eux, je pensais : « Et dire que je fais ce métier, tout le chemin parcouru pour en arriver là et j'y suis arrivée ! »
Je réalise aujourd'hui que c'était peut-être une étape pour me réparer.

De même le théâtre d'une autre façon.
Et le yoga également depuis un mois. Réparer mon corps aussi.



28/09/2014




Petits cadeaux pour Gauthier (3 ans et demi)
qui est partit samedi matin vivre aux États-Unis.


Y.O.U.N.E.S


Vendredi c'était la première sieste de Younes (19 mois). Il hurlait et se débattait quand je suis arrivée. Je l'ai prit sur moi, envelopper dans mes bras sans rien dire, là les mots ne servaient plus. Juste le contenir de tout mon être et être sincèrement là, présente à lui, le soutenant dans mes bras et dans mon souffle. Il s'est calmé, j'ai chantonné une mélodie, il s'est endormi.
Au bout d'une heure j'ai tenté une glissade pour m'allonger en prenant garde de ne pas le réveiller.
Je pouvais moi aussi fermer les yeux.
J'avais l'agréable sensation d'avoir mon tout petit sur moi, faire la sieste ensemble l'un contre l'autre que ça doit être bon.
Au bout d'un moment il s'est tourné et je l'ai laissé glisser sur son petit matelas, il a poursuivit sa sieste paisiblement.
C'était un beau et bon moment qui m'a touché.

Par ailleurs je peux être d'une irritabilité irréversible.
J'essaie de me préserver pour ne pas en arriver là.
Je peux passer un moment très agréable en individuel avec un enfant et être tellement agacée par le groupe. J'en suis à me demander ce que je fous là au milieu de tous ceux-là. Ceux qui pleurent, qui couinent, qui crient, qui appellent « maman »
« Maman viendra plus tard, elle viendra te chercher ce soir… »
Il est temps que je sois moins rapide et efficace.
Que je sois plus dans la lenteur, la lenteur des enfants.
Prendre le temps tout simplement.




15/09/2014

Le ciel coule


 Je passe d'un état à un autre depuis une semaine. Au boulot nous étions d'accord mes collègues et moi pour vanter la nouvelle recrue d'enfants "impressionnante". Aujourd'hui nous sommes d'accord pour dire que c'est difficile. La situation a changée, la fatigue de la rentrée et des adaptations se font sentir aussi bien pour les enfants que pour nous. Maintenant ils pleurent a l'unisson. Moi aussi j'ai eu des journées où j'avais envie de pleurer, pour si peu, je me sentais mal, vulnérable, je n'y arrivais pas. Il y a quelques temps je me sentais de plus en plus passionnée par mon métier, aujourd'hui j'oscille entre l'envie de faire une pause... puis je rebondis (toujours) et j'ai envie de trouver des solutions pour aider cette petite fille qui pleure toute la journée. Je danse sur un pied puis l'autre, je cherche mes appuis.




07/09/2014

Ciel




27 août.
 C’est le 3ème jour de rentrée. J’oublie à quel point selon les années le démarrage est difficile. Ça discute autour de l’aménagement de l’espace, du choix du matériel, ça s’arrange mais avec des compromis. Soit. Ma (nouvelle) collègue ne lâche pas et moi non plus. Le pire c’est que depuis hier j’ai l’impression qu’elle dit non à mes propositions pour le plaisir de me dire non. Elle a de la résistance pour ce que je propose et c’est très fatigant. Elle s’accroche atrocement à ce qu’elles avaient mis en place l’année dernière, surement que ça la rassure.
Marion me manque.

04 septembre. 
Je suis impressionnée. Je le dis depuis hier et pour rire j'ajoute « c'est un groupe de surdoués. » Les nouveaux enfants qui ont entre 18 mois et 2 ans et demi sont dans l’ensemble plutôt à l'aise, débrouillards et drôles. Anna (2 ans) me dit : « Justine tu chantes une tite chanson ? », Liu (2 ans et 4 mois) se lance à chanter Fais dodo en solo même pas peur, même pas impressionnée. Elle me dit au revoir et agite le bras de son doudou, il me dit au revoir aussi. Flora (2 ans) arrive avec un immense sourire, elle vient vers moi pour me dire un bonjour en forme de petit câlin. Elle distribue les gants de toilette aux enfants à la fin du repas alors que je ne lui ai pas encore demandé, comme-ci elle avait déjà passé une journée au Jardin d'Enfants. Yanaël (20 mois) comprend tout et a déjà des gestes d'autonomie, elle questionne du bout de son petit index le monde. Alba (même pas 18 mois) prend ma fourchette pour piquer son poisson et le porte à la bouche. Spontanément elle essuie le yaourt sur la table avec son gant. Véronika (22 mois) qui a du mal à sortir de son chagrin de la séparation se révèle être une sacrée grimpeuse dans le jardin et porte la trottinette à bout de bras...
Oui cette année il y a une majorité de filles (10 filles et 7 garçons).
Marion me manque toujours.
 

31/08/2014

Marseille



// Ma boutique préférée/ Visite d'une savonnerie/ Marseille/ Notre Dame de la Garde/ Escaliers du Cours Julien/ Mucem/ Vieux port/ Mucem//


Pendant une petite journée nous sommes allé à Marseille. Un peu frustrée de ne pas y être plus longuement. C'était une première rencontre. On se reverra, j'en suis sure.
Cet été le Sud m'a attrapé. La soif d'une douceur de vivre est née.
Paris est devenue une carte postale grise.


14/08/2014

*


Emilie et moi sommes arrivé la même année au Jardin d'Enfants. Ensuite elle est partie dans le sud pour construire la vie dont elle rêvait. On s'est toujours eu au bout du fil pour se raconter nos vies. On s'est raté lorsqu'elle venait à Paris faire une visite marathon chez sa famille...

Parfois, dans ma tête, les liens ne se font pas. Il faut des évidences comme voir distinctement sur une carte que Arles et Aix en Provence sont qu'à une heure de route.

« Allo, allo ?! Coucou ma belle, que fais tu aujourd'hui ?  On arrive ! »

Quel plaisir de la voir, de visiter sa jolie maison, de rencontrer son adorable bébé et son amoureux qui n'étaient que des prénoms sur des photos. Nous avons prit un verre, ils nous ont invités à leur table, nous sommes resté jusqu'à la nuit.





11/08/2014

04/08/2014

10 ans et la tour Eiffel


« Il y a un cinéma à Paris ? »

Je connais bien les jeunes enfants, les bébés aussi même si je dis le contraire parce que je ne travaille pas avec eux. Mais les enfants après 7 ans qu'est ce que c'est ? Je découvre ma cousine de 10 ans que je n'avais pas vue depuis plusieurs années. C'était des photos d'elle que je publiais sur mes anciens blogs quand elle était "petite" et que nous nous côtoyons souvent. Un jour la famille a éclatée. Je retrouve ni une petite ni une grande fille mais juste l'âge du milieu dont j'ignore tout. Elle a changé et grandi bien sur, mais je retrouve la même façon de s'exprimer et les mêmes intonations.

A la fin de son séjour elle a dit que plus tard elle aimerait vivre à Paris.