14/02/2017






Elle arriva en disant : C’est ma fête.

Ah oui je n’y pensais pas. C’est les vitrines pleines de rouge des magasins qui me le rappellent. Nous, nous fêtons notre rencontre à la fin du mois de mars, cette année ça fera 8 ans
Valentina (2ans et demi) voulait des coeurs pour sa fête. Je dessina et découpa (avec amour) des coeurs dans du papier rouge. 
– Alors qu’est ce qu’on en fait maintenant ? Je réfléchis en même temps qu’elle... – Veux-tu faire une farandole de coeurs ?
La psy et le stagiaire poufferent (d’amour). Valentina me dit oui.
Je farfouilla dans les placards pour cet atelier improvisé. J’apporta du raffia en guise de ficelle.
– Tu vas faire des trous dans chaque coeur avec le poinçon. Elle s’exécuta trés concentrée puis je lui montra comment enfiler le fil de raffia enfin quand elle eut fini et eut déposé son prénom je lui proposa de l'accrocher. D'autres petites filles vinrent graviter autour de nous. Elles aussi voulurent faire une guirlande de coeurs. Valentina dira toute la journée qu'elle la rapportera chez elle. Oui c'est prévu, dans une jolie pochette de papier de fleuriste à pois blancs.

09/02/2017

08/02/2017

Les p'tits coeurs à croquer d'Amina




Gaëlle (3 ans et demi) me demande : pourquoi t'as un gros ventre ?
– Parce que j'ai un bébé dans mon ventre.
– Pourquoi ?

Mia (3 ans) : Comment il s'appelle ton bébé ?
 – Je ne sais pas encore.

Avec son plus beau sourire et avec tant de délicatesse Sílas (3 ans) a dit : il y a un bébé ?

Dans la phrase d'Ophélia (3 ans) j'ai compris : je, adulte, tenir, bébé.
Essai de reformulation : Quand tu seras une adulte tu voudras tenir un bébé dans tes bras ?
Elle me fait non de la tête et avec sa main me montre son ventre.
Je reformule alors : Quand tu seras une adulte tu voudras avoir un bébé dans ton ventre et devenir maman ?
Elle me répond oui avec la tête.

Maxence ( 3 ans et demi ) : Il va sortir par où ton bébé ?
Je le fixe en même temps que je réfléchis à "une" réponse... puis pour mettre fin à mon silence il me dit d'un air détaché: par la foufoune !

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31/01/2017

La La Land





On pourrait penser que ce qui comptait c'était d'y être à la première heure. Que je ne pouvais pas résister à l'appel de Ryan. Que c'était le top film du moment à ne pas rater des sa sortie.
En vrai...
A 8h les ouvriers nous ont sorti du lit, nous avions un peu oublié le réveil et après un petit café pour nous réveiller je réfléchissais à ce que je pouvais faire hors de la maison, de si bonne heure et par ce froid glacial... La La Land. Ni bande annonce, ni télé, ni radio, ni journaux. Seulement les affiches vues dans le métro. J'étais donc toute neuve, ne m'attendant à rien mais devinant que c'était un film assez attendu à la vue de ses nombreuses nominations. L'amoureux a proposé de m'accompagner en se donnant toutefois la possibilité de s'enfuir si il y avait trop de chansons (oui en même temps c'est un film musical...). Je ne vais pas m'improviser critique de cinéma, rien qu'essayer d'écrire trois phrases sur le sujet ça me bloque, cela bien que je sois sensible à mille choses qui composent un film comme celui là : la performance des acteurs, la photographie, les ambiances, les décors, les couleurs, les costumes... C'était comme un conte de Walt Disney pour grandes personnes. Et l'Amoureux est resté jusqu'à la fin. 


Le palmito Des Petits Hauts
pour rester dans le thème de La la land

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29/01/2017

Comme un air d'emménagement



Chez nous c'est vide par-ci et c'en dessus dessous par-là. Des petits travaux ont été prévus pour qu'on soit bien au chaud. Nous nous lançons dans de petits changements et nouveaux aménagements. C'est l'ébulition chez l'amoureux pendant que je couve comme une petite poule 🐓

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28/01/2017

Lecture



Il paraît que c'est dans les livres qu'on apprend la vie.



16/01/2017

Janvier




Monsieur Théréné,
Vous êtes décédé au lendemain de votre anniversaire. J'ai pleuré. Je me suis rappelée de notre rencontre, j'avais 17 ans. J'étais un bébé avec la tête rentrée dans les épaules. Vous me disiez souvent en me redressant les épaules: « Sois fière de toi, sois fière d'être une femme Super JUJU ! »
Pendant ces deux années de CAP, vous m'avez toujours soutenu et montré que j'étais une personne importante. Alors depuis ces longues années nous sommes toujours resté en contact, par écrit, j'avais oublié tant de choses... Je me suis alors souvenue qu'à chacun de mes voyages je prenais soin de vous adressez une carte postale, j'étais sûre que ce geste vous ferait plaisir, que je puisse penser à vous aussi loin que je puisse me trouver dans le monde. J'avais un peu oublié nos échanges d' internet, ces conversations où vous m'encouragiez, complimentiez... C'était gratuit, bienveillant et sincère... Et vos éloges quand vous passiez ici, sur ce blog. Je réalise aujourd'hui qu'aucun autre homme ne m'a adressé des mots aussi doux et tenté autant de fois de regonfler mon égo.
Je n'ai jamais pu vous appeler ou vous rendre visite chez vous, en Bretagne bien que vous me l’ayez si souvent proposé. Cela m'était impossible. Impossible de franchir cette ligne, par respect, par pudeur.


Dans mon rêve Monsieur Théréné était encore vivant. Certes il luttait contre la maladie mais il était encore là. Nous étions nombreux, nous ses anciens élèves à faire parti du voyage, un vrai pèlerinage. J'avais traversé notre boulevard tôt dans la nuit encore humide trainant derrière moi un grand sac de voyage à roulettes. C'était juste là, pas loin c'était comme-ci je montais dans un train prêt à partir pour lui rendre une dernière visite. Mais il n'y avait pas de roues, pas de rails. J'avançais doucement avec mon bagage derrière mois dans un couloir qui distribuait des pièces comme dans une maison en cherchant où je devais m'installer. Il y' avait beaucoup de gens, c'était calme, ils avaient la mine triste et tiède. Puis une jeune femme m'a fait remarquer qu'on voyait mon ventre, mon pull devenu un peu petit remontait au-dessus de mon nombril. Je lui ai répondu avec un sourire que j'étais enceinte. J'allais lui dire de combien de mois quand je me suis arrêtée net. J'ai joins mes mains sur mon ventre, je venais de recevoir un coup, un coup de l'intérieur. J'ai dis aux gens qui me regardaient que c'était la première fois que je sentais le bébé bouger. Puis j'ai ressentis des chatouillis et j'ai ouvert les yeux.
D'un coup j'étais dans la réalité, j'ai posé mes mains sur mon ventre comme dans mon rêve et j'ai attendu. Rien.

15/11/2016

November, december, remember.... We just started again




Love, Love, Love.... Bono est comme ça, ses chansons parlent toujours d'amour. Sur scène il sue l'amour. Il est amour de tout son être. J'ai tellement vu leurs têtes pendant des années au-dessus de mon lit que j'ai toujours cette curieuse impression que nous avons été intimes. Un jour je ne les ai plus aimé. Leur musique d'aujourd'hui était décevante, j'avais trop usé les anciens disques. Overdose. Époque révolue. Adieu mon adolescence.
Puis il y a quelques années je me suis réconciliée avec Bono, à la recherche d'émotions passées qui me remettaient dans la position de jeune fille, d'amoureuse, de groupie. J'étais entrée dans la Trentaine.
 Un soir de la semaine dernière, par hasard j'ai regardé sur la télé-tablette leur dernier concert à Paris. En fait le remède pour ne pas alourdir ses oreilles de chansons trop écoutées, c'est le live. De l'énergie, des guitares cinglantes, un Bono qui fait avec sa voix fatiguée. Ça fonctionne. Ça me fait vibrer et reprendre de tout mon être d'ineffaçables refrains. Peut-être qu'un jour je retournerais les voir.


11/10/2016

La pluie qui tombe


– Vous avez tout pour être heureuse.
J'ai fait un « pfff » qui voulait dire « mouais pas trop ».
S'il avait eu des révolvers à la place des yeux j'ai senti que je serais morte.
«Vous êtes jolie, vous avez un mec sympa, une jolie maison, un boulot... » Pourtant j'avais les yeux bien trop mouillés depuis le début de la séance. Ce soir il était sur le registre de l'humour pour chasser la noirceur sans fondement. J'aurais du lui sortir la blague entendue hier dans un film pas terrible.  – Que fait un canard qui a le rhume des foins ?  – foin ! foin !
Il n'a pas tort. Le pire est derrière moi, les histoires du passé sont dépassées, le travail de la psychanalyse n'est pas de ressasser mais de faire en sorte que la vie soit plus belle. Je le sais, je suis d'accord, je suis la première à avoir de tels arguments pour les copines qui doutent de ce qu'elles ont. Chercher et trouver du positif pour les autres et ne pas y arriver pour soi même, les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés.
Les matins sont rudes, j'ai l'impression d'être un zombi au boulot. Je me trouvais plus aimable, gentille, disponible quand il y a quelques mois je fantasmais ma mort.
Faut-il être au fond du trou pour apprécier la vie ?




10/10/2016

La mauvaise humeur





Vendredi.
Nous avions rendez-vous à la Motte-Picquet. Ce petit verre de fin de semaine tombait à pic pour toutes les deux. J'avais besoin d'oublier les dernières cinq minutes écoulées au boulot et Caroline avait envie de sortir, seule, sans son mari, sans sa fille. Une soirée pour elle. Elle m'a parlé de sa réunion où les gens font acte de présence et ne disent même pas bonjour. Je lui ai raconté la collègue qui râle sans cesse et qui va finir par en écœurée la nouvelle. La mauvaise humeur. Je suis une éponge à mauvaise humeur. Mon corps peut absorber toutes les ondes négatives d'une personne et me plomber. La mauvaise humeur me va droit au cœur. C'est la faute à Papa. Quand il allait bien, j'allais bien. Quand il était énervé, tendu, mutique, j'étais mal et je ne savais même pas pourquoi. S'il avait mis des mots sur sa mauvaise humeur j'aurais peut-être pu m'en dégager un peu, être soulagé qu'au moins ce n'était pas de ma faute. J'aurais compris qu'il avait des contrariétés dans sa tête d'adulte qui n'avaient rien à voir avec moi. En grandissant je n'ai fait que croire, supposer, penser, imaginer, présumer la raison de sa mauvaise humeur qui me paralysait.

Après nos deux Blanches, il était tard, déjà. J'avais le souffle coupé d'avoir autant parlé. Nous nous sommes quittés au milieu des escaliers, heureuses. 

06/10/2016

.




Quand Ella et Arthur viendrons prendre le goûter à la maison...
#Lovemyjob #bébés #voisins




03/10/2016

:D





L'Amoureux a eu un fou rire.


 

27/09/2016

26/09/2016

Le 39




 Le 39 c'est chez nous. C'est notre petite cour arborée recouverte de pavés casse-gueule, c'est les portes bleues de nos ateliers, les apéros improvisés avec les amis-voisins...



Photo de Vy
 C'est au moment des beaux jours que nous mesurons notre chance de vivre ici, on ne se croirait pas en plein Paris et pourtant.


Récolte de 2015

Cette année le Printemps a peiné à arriver, nous guettions la moindre douceur, l'absence de nuage de pluie, un rayon de soleil pour lancer les apéros et se retrouver. Le premier fut un apéro-doudoune.

C'est une petite communauté qui s'est dessinée au fil du temps. On boit des verres, on partage, on s'écoute, on rit, on s'entre-aide, on prend soin des bébés, on organise de grandes tablées, on jardine, on parle de fermer-définitivement-les-portes-pour-vivre-en-autarcie, on créer un groupe (secret) sur FB... C'est comme une colocation mais sans les inconvénients. Vivement l'hiver que l'on se repose !
  
« – Tu peux me prêter ton robot mixeur ? Je peux vous garder Arthur. A qui est cette petite cuillère ? On peut vous prendre un peu de thym ? Quelqu'un peut nourrir le chat pendant nos vacances ? J'arroserai les plantes de la cour. On organise un repas pour mon anniversaire tout le monde est invité ! Plancha ? »

En ouvrant notre porte bleue, on booste notre vie sociale. L'ambiance qui y règne est rare et précieuse alors on y tient et on en profite. Je pense que nous sommes en plein âge d'or du 39, on sait qu'un jour ça ne sera plus pareil, certains partirons, même nous et on ne retrouvera plus ça, ici ou ailleurs.





06/09/2016

La rentrée



Démarrage chez les grands. Les anciens, les nouveaux, les présentations, les plateaux, le matériel, l'ambiance.






Amandine
Dans la rue, je retrouve Amandine (2 ans et demi) et son papa. Elle est bloquée. Elle ne veut plus avancer car elle voulait que ça soit sa maman qui vienne la chercher. « Aller Amandine je vous accompagne jusqu'au métro. » Je lui prends sa petite main, elle arrête de pleurer et se remet à marcher. « Avec vous elle écoute, vous ne voulez pas l'emmener chez vous ? – J'aimerais bien... » (sacré papa au bout du rouleau) il reprend : Vous avez des enfants ? – Pas encore, il serait temps... Puis je dis que c'est normal tout ça, c'est vrai en un été Amandine a déménagé, elle a eu une petite sœur et maintenant c'est la rentrée. Il faut reprendre le rythme, les habitudes qui n'en sont pas encore, les journées tous ensemble au Jardin d'Enfants... Arrivée au métro elle se remet à pleurer, mais son papa a la bonne idée de la prendre dans ses bras pour terminer le trajet.
–––
Bonjour ! Bonjour !
Vous ne voulez pas faire le trajet avec nous ?
Parce qu'hier ça n'allait pas ?
Si, si maintenant elle a compris qu'on faisait ceci et après cela...
Tant mieux !
Au revoir, Au revoir !




29/08/2016

Le moulin des Morvans




Papi, mamie, tonton André et toutes ces pépés...
Écorché mon visage, écorchés mes genoux, écorché mon petit cœur tout mou...
Olivia Ruiz - J'traîne des pieds



Le temps était compté. J'avais peur que papi ou mamie meurt d'un jour à l'autre. Alors c'était maintenant ou jamais, pendant qu'on avait encore un peu de jours de vacances et c'était important que l'amoureux soit là.
La dernière fois c'était il y a deux ans quand Papi avait encore sa tête et n'était pas sous Prozac.
J'étais pleine de chagrin avant d'arriver chez eux. J'ai tenté de retenir mes larmes quand j'ai vu Papi amaigri avec une silhouette et un visage que je ne lui avais jamais connu. Pourtant il était en forme, j'ai retrouvé les mêmes bêtises dans ses mots. Il n'a pas changé mais sa tête est désormais comme un disque dur plein, plus rien de nouveau ne peut s'inscrire dessus, les souvenirs se mélangeant. Pendant deux jours et demi je me suis infligée une petite torture. J'ai pleu sans m’arrêter, je m'en voulais. Je m'en voulais de leur en avoir voulu alors que le temps filait. Je me suis senti invité dans ma propre maison, pour nous mamie a mis les petits plats dans la grands. Le matin du départ mon petit papi qui dormait. Il n'y avait que sa toute petite tête qui dépassait des couvertures. Il avait l'air tellement bien. Comme un tout petit garçon avec ses pommettes roses, je l'ai photographié avec mes yeux à tout jamais.
Je suis allée voir tonton, au cimetière. Sa tombe était vide de fleurs, je m'en suis encore voulu de ne pas avoir quelque chose à lui déposer. Puis j'ai continué à pleurer tout le temps du retour, dans le train...
Enfin une fois la porte de notre maison franchie, mon chagrin a cessé. J'étais juste épuisée.
Je me suis fais la promesse de revenir les voir bientôt.

 

18/08/2016

Lettre à Monsieur A.

le 27 juillet
C'est l'immense église des Saintes-Maries-de-la-Mer. Elle est belle, comme neuve. C'est seulement en la voyant que je me suis souvenue que vous étiez déjà venu ici des années auparavant. Ça a du changer depuis votre dernière visite. Les commerces sont tous pareils, il n'y a rien d'authentique, finalement c'est une station balnéaire comme une autre. Un peu plus loin il y a l'eau, les marais salants, les flamants-rose qui apparaissent en microscopiques points roses sur mes photos. Plusieurs soirs nous avons apéroté-diné dans un petit bistrot familial au pied de l'église, devant nous on ne voyait rien d'autre qu'elle dans un immense ciel marine. Il faisait bon, je me sentais terriblement Parisienne (ah le Parisianisme ! Ce n'est pas très joli mais tant pis). 
Chaque jour, chaque verre nous trinquions aux vacances, à nous et au futur.

 Je suis pleine de chagrin. C'est peut-être un peu a cause du livre que je lis. On ne voyait que le bonheur de Grégoire Delacourt. J'ai pleuré. Une larme par-ci par-là. Mais le véritable chagrin ne sort pas. Il me fait mal, dans la gorge, c'est une boule qui m'empêche de parler, qui prend tout à coup tout l'espace, qui me fait tellement mal que je dois me sécher. Ça m'a fait ça quand j'ai vidé mon sac à Aurélien : papamaman, mamanpapa, mamiepapi... Je ne m'en sors pas. Le roman parle d'amour, de désamour, de lacheté entre un père et son fils, puis entre une fille et son père... Ça raconte que les enfants poussent tordus, grandissent de travers quand ils ne sont pas aimés ou mal aimés. Ça parle aussi du pardon. C'est quoi cette vie pansée, rafistolée, ces relations de famille qui n'ont aucun sens ? En ce moment je voudrais presque être orpheline. Pour ne pas avoir à porter ce poids, cette famille effilochée à bout de bras. Je voudrais que ça cesse.


10/08/2016

Juillet / Août en vis-à-vis



 Bourg-et-Comin
Aisne

Saintes-Maries-de-la-Mer
Camargue

Cité d'Aleth
Saint-Malo