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07/11/2012
06/11/2012
03/11/2012
Mes Chelsea
La feuille d'automne emportée par le vent... vient s'engouffrer sous mes nouvelles chaussures.
Des Chelsea (c'est le nom de ces bottines basses à élastiques) de la marque La Scarpa.
Je les avais repéré, essayé il y a quelque temps rue du dragon, Paris 6 ème, métro Saint Germain des Prés. Ma paye est arrivée et elles sont à mes pieds ;)
01/11/2012
Celle qui n'aimait pas les pulls
Que se mettre sur le dos quand arrive l'heure d'hiver ?
Des pulls bien sur.
Je ne les aime pas beaucoup, d'ailleurs j'en ai peu, je préfère de loin le gilet ou le cardigan que je peux laisser ouvert, fermer si j'ai froid, enlever et remettre facilement. Et il laisse entrevoir le petit haut que j'ai pris soin de mettre en-dessous.
Je me suis quand même décidée à en acheter un ou deux cet hiver. J'épluche les sites, je suis attentive aux matières - pas de synthétique - mais des matières chaudes, douces et naturelles (une plaie à laver). Aussi des pulls qui tiennent le coup et qui ne se déforment pas.
Après il faut choisir la forme, la couleur, la fantaisie. Les couleurs sombres de l'hiver m'ennuies. Pour finir il reste le prix et là ça se gâte.
Après une après-midi à chercher un pull et mille choses à la fois, je n'ai toujours pas trouvé.
29/10/2012
Les montres de mamie
Cet été mamie m'a invité à piocher dans sa boite à bijoux. Assise sur le lit elle m'a tendu le tiroir des boucles d'oreilles :
- tu choisis ce que tu veux.
J'ai été raisonnable et n'ai pris qu'une paire de gouttes dorées. Puis elle s'est approché avec un autre tiroir :
"- j'ai la folie des montres".
En effet un tiroir rempli de bracelet-montres (comme on disait avant), dont la majorité sont des cadeaux de ses enfants.
Ça, ça tombait bien parce que justement je n'en avais plus. Je m'étais débarrassée de la swatch en plastique vert fluo, cassée, l'été d'avant.
J'ai une préférence pour les cadrans à chiffres bien lisible et le doré. J'ai choisis celle en métal pour son fond quadrillé et celle avec le bracelet en cuir noir et ses beaux chiffres.
Du coup je peux varier les plaisirs et choisir l'une ou l'autre en fonction de ma tenue.
Merci mamie
Merci mamie
{ Article qu'elle ne lira jamais puisqu'elle n'a pas d'ordinateur et n'en n'a jamais utilisé.
- Si j'achetais un ordinateur, tu crois que je serais capable de m'en servir ?
- Bien-sur mamie.
- Je ne veux pas mourir idiote. }
28/10/2012
Ca ne va pas durer non, c'est un passage où j'ai envie de sucre et de manger quelque chose qui me fait plaisir à répétition. En rentrant du boulot je me fais un gros goûter, c'est le petit déjeuner que je ne prends pas le matin. Il me semble que la dernière fois que j'ai accumulé autant de pots de nutella vide c'était à la préparation de mon diplôme d'EJE.
- Je suis foutue.
- Vous aviez dit la même chose lorsque vous passiez votre diplôme.
Alors il y a de l'espoir.
21/10/2012
Ce fut un bel automne
Entre les arbres ocres il y avait un arc-en-ciel mais je n'ai pas été assez rapide.
C'était il y a tout juste un an sur le balcon du Jardin d'Enfants.
Ce fut un bel automne.
Il faisait doux jusqu'au milieu de l'hiver.
Le soleil remplaçait la pluie.
C'était des plus agréable, nous pouvions profiter tous les jours du jardin avec les enfants.
Je partais de la maison vers 10h30 presque toujours accompagnée des rayons du soleil.
Ce fut un bel automne.
Celui-ci est humide et déjà plus froid.
Le jardin est détrempé.
Je pars de la maison vers 7h, il fait encore nuit et dans un profond silence les fines gouttelettes de bruine flottent sous le lampadaire.
08/10/2012
C'est dimanche soir et comme tous les dimanches c'est terrible.
Celui là est encore différent car ma semaine ne commencera pas comme d'habitude.
Demain je vais à l'hôpital pour 7h30.
J'appréhende l'intervention et mon endormissement.
A quoi rêve t-on lorsqu'on est sous anesthésie ?
J'appréhende la douleur au réveil, mes larmes et la solitude.
Demain Aurélien endossera le rôle d'un chevalier courageux.
Demain.
04/10/2012
Enfin !
Enfin je me suis offert une nouvelle pochette Petite Mendigote.
Mon ancienne pochette au message : Je suis belle !
(achat qui date de septembre 2008) était dans un triste état,
plus de pompon et de paillettes depuis des années.
A peine sortie de la boutique j'avais déjà transféré mes sous, mes cartes etc...
C'est ma pochette-portefeuille.
30/09/2012
.
Les moments de Grand Rien comme aujourd'hui sont puissant. Je n'ai envie de rien et je ne sais pas à quoi m'occuper. L'idée de manger pour me remplir me plait mais la faim n'est pas vraiment là et je trouve que les aliments ont perdu de leur goût. Je pourrais alors dormir, m'isoler dans le sommeil comme dans le passé mais je n'y arrive plus. Je veille alors et continue mon errance.
Pourtant aujourd'hui je suis plus entourée qu'hier mais je traverse des "épreuves" dans une certaine solitude.
Un jour je vous raconterai, tout est déjà mis en mots parce qu'écrire me libère mais j'attends que tout ça soit terminé, digéré, d'être prête à exposer, j'ignore quand.
Pourtant aujourd'hui je suis plus entourée qu'hier mais je traverse des "épreuves" dans une certaine solitude.
Un jour je vous raconterai, tout est déjà mis en mots parce qu'écrire me libère mais j'attends que tout ça soit terminé, digéré, d'être prête à exposer, j'ignore quand.
23/09/2012
Baptême IKEA
| Le dressing de mes rêves |
C'était il y a 3 semaines avec la copine Elody.
- Aller je t'emmène ! qu'elle m'a dit.
La première fois que je mettais les pieds chez IKEA.
"Quoiiiii ? Tu n'es jamais allée chez IKEA ?! Mais il faut y aller c'est comme Disneyland.
Par contre il faut le dire à personne sinon tout le monde te demande de rapporter un truc."
15/09/2012
- "Ça fait longtemps que tu m'as vu" m'a dit Clémence (3 ans).
"Tu vas où Justine ?" m'a demandé Kenzo (3 ans).
Ce sont les "grands" qui questionnent ma nouvelle place, on ne fait que se croiser pour l'instant au Jardin d'Enfants. Ils me manquent ces enfants là. D'une façon générale je suis nostalgique de l'année écoulée.
Je pense aux "grands" qui occupent à présent la classe du haut mais aussi à ceux partit dans un autre lieu.
Je repense aussi à notre équipe de la classe des plus jeunes sans Émilie Jolie, l'ambiance de travailler ensemble, mon arrivée pour un CDD de quelques mois et les tâches qui m'étaient attribuées quand ma journée commençait à 11h30. Et puis c'était avant cette histoire avec Amina, je culpabilise, les relations humaines ne sont pas simples mais il faut faire avec.
Je pense aux "grands" qui occupent à présent la classe du haut mais aussi à ceux partit dans un autre lieu.
Je repense aussi à notre équipe de la classe des plus jeunes sans Émilie Jolie, l'ambiance de travailler ensemble, mon arrivée pour un CDD de quelques mois et les tâches qui m'étaient attribuées quand ma journée commençait à 11h30. Et puis c'était avant cette histoire avec Amina, je culpabilise, les relations humaines ne sont pas simples mais il faut faire avec.
Aujourd'hui j'accueille les nouveaux enfants, plus petits, plus sensibles à la séparation, sensibles aux pleurs, et ce besoin d'être rassuré en permanence.
Il est 7h45 quand j'installe la classe. Je termine ma nuit sur la ligne 9, je choisi la place près de le fenêtre pour poser ma tête et fermer les yeux. Les gens sont silencieux, il y a une majorité d'hommes on dirait des ouvriers.
Quand je termine ma journée c'est encore l'après-midi. Ça ouvre des perspectives mais pour le moment je suis fatiguée de mon nouveau rythme, j'ai sommeil et je m'autorise une courte sieste d'une demi-heure pour récupérer un peu et m'aider à tenir un peu plus le soir. Et parfois je refuse de seulement m'allonger.
Il est 7h45 quand j'installe la classe. Je termine ma nuit sur la ligne 9, je choisi la place près de le fenêtre pour poser ma tête et fermer les yeux. Les gens sont silencieux, il y a une majorité d'hommes on dirait des ouvriers.
Quand je termine ma journée c'est encore l'après-midi. Ça ouvre des perspectives mais pour le moment je suis fatiguée de mon nouveau rythme, j'ai sommeil et je m'autorise une courte sieste d'une demi-heure pour récupérer un peu et m'aider à tenir un peu plus le soir. Et parfois je refuse de seulement m'allonger.
13/09/2012
02/09/2012
Non seulement c'est dimanche soir mais pas n'importe lequel, celui de la veille de la rentrée.
J'espère crever de sommeil pour ne pas y penser.
J'espère crever de sommeil pour ne pas y penser.
Demain ça sera ma deuxième rentrée, celle avec les enfants et les parents. La première était quelques jours plus tôt avec mes collègues pour ranger, aménager, organiser, préparer la classe des plus jeunes.
Organiser, discuter, négocier, confronter nos idées. Puis... me confronter à la réalité, me dire que je suis trop gentille, trop bête, trop naïve, trop muette. Je lutte pour m'améliorer, pour me rendre la vie plus simple, plus belle mais ça me demande tellement d'efforts, je suis fatiguée de lutter contre ce que je suis, contre les mécanismes qui m'habitent depuis le début de mon existence.
J'aurais aimé trouver une photo de ma première rentrée des classes en 1985, mais elle ne doit pas exister, j'en ai aucun souvenir. Ce qui est sur c'est que ce n'était pas ma maman, ni mon papa qui m'a accompagné ce jour là. J'ai des flashes de cette année d'école où c'était mamie qui m'accompagnait et venait me chercher.
Un long couloir lumineux, des petits bancs, mes chaussons noirs rythmiques étaient rangés dans une pochette accrochée a un porte manteau orné de mon prénom. Pas de souvenir de la classe, ni de la maitresse, ni des autres enfants. Juste un garçon embêtant qui me présente un vers de terre à la hauteur des yeux.
Un long couloir lumineux, des petits bancs, mes chaussons noirs rythmiques étaient rangés dans une pochette accrochée a un porte manteau orné de mon prénom. Pas de souvenir de la classe, ni de la maitresse, ni des autres enfants. Juste un garçon embêtant qui me présente un vers de terre à la hauteur des yeux.
Été 1985 mes grands-parents partent pour toujours dans une maison du Morvan qu'ils ont achetés 4 ans plutôt. Ils m’emmèneront avec eux. J'ai l'image onirique de mes parent restés sur le bord de la route, sans leur fille. Je peux pour la première fois m'imaginer leur tristesse. Cet été là ils se sont tuent, emmurés une fois de plus dans un silence.
Ce silence, maladie de mon père qui lui ronge sa peau. Je lutte pour ne pas subir cette même souffrance. Mon père et moi avons en commun, nos traits, le dos rond, nos épaules tombantes, nos contrariétés intérieures et notre mutisme.
Papa ♥
Papa ♥
30/08/2012
24 août.
Il me restait quelques jours de vacances avant la rentrée au jardin d'enfants. Dans les moments de solitude en Indonésie je pensais à mes parents et à mes grands-parents.
Mes grands-parents je ne les vois qu'une fois par an et mes parents deux fois (je suis devenue une fille indigne). Les trois petits jours dans le Morvan deviennent une B.A (bonne action) parce qu'ils ont 83 et 84 ans et que je redoute depuis mon enfance l'heure où ils ne seront plus de ce monde. Pour résumer je me donne bonne conscience et m'enlève culpabilité et regret si ils devaient disparaitre en leur accordant trois jours de mon existance.
Mon colocataire qui m'explique qu'il a lui même le regret d'avoir trop attendu pour rendre visite a son grand pére, mort un mois avant sa visite au Cambodge me dit :
"vas y pour profiter d'eux".
Profiter de leur vieillesse alors que j'ai les images figées de mon enfance, ils avaient 20 ans de moins.
Cela dit j'ai été agréablement surprise de constater qu'ils allaient bien, et ils me répétaient à quel point ils étaient heureux. Mon Inquiétude est levée et ces quelques jours sont passés trop vite.
J'emmène Aurélien pour qu'il voit d'où je viens.
Lui : qu'estce qu'il y a faire là bas ?
Moi : rien.
Lui : mais qu'est ce que tu fais quand tu y vas ?
Moi : je n'y vais plus.
Depuis la fin de l'adolescence les vacances dans le Morvan n'ont plus été que des visites de courtoisie de quelques jours. Je n'ai plus vraiment mis les pieds dans mon pays, dans ma deuxième maison, dans laquelle depuis ma petite enfance je passais chaque été plein. C'était ça mes vacances, j'étais déposée chez Mamie (et Papi) pendant deux mois et c'est à cet endroit que j'espérais rester toute ma vie.
Cela fera la troisième fois que je colle cette description dans un blog :
"Morvan ça veut dire montagne noire en Celte. Les montagnes sont noires de forêts et les forêts entourent les maisons".
Une maison isolée au bord d'un chemin. Sans voisins, de passage quelques voitures égarées, des randonneurs, un lointain voisin et son tracteur.
27/08/2012
15 août.
Je m'appelle Justine et j'ai 5 ans. Je suis en vacances avec mes parents à Royan et c'est la chose la plus formidable. Ils ont loués une petite maison. Le matin nous prenons le petit-déjeuner au lit.
Maman renverse son café au lait, papa s’énerve (à moins qu'a cette époque il ne s’énervait pas encore mais je suis sure que si).
Maman renverse son café au lait, papa s’énerve (à moins qu'a cette époque il ne s’énervait pas encore mais je suis sure que si).
Pour mes premières vacances à la mer ma tante m'a acheté un ensemble de jeux gonflables (bateau, ballon, bouée...) et certainement un kit pour faire des châteaux de sable.
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Je m'appelle Justine et j'ai 30 ans. Sur une plage d'Indonésie je ramasse de minuscules coquillages, ceux avec un petit trou pour faire des pendentifs en colliers.
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C'est devant l'immensité de la mer que je peux recréer mes souvenirs.
24/08/2012
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11 août.
Il n'y a qu'un seul endroit où j'arrive à lire pour l'instant : à la plage. Chaque été je redécouvre ce plaisir que je ne m'autorise pas pendant l'année. Je préfère me plaindre de mon incapacité comme-ci c'était une fatalité, que j'étais née comme ça. À la plage, surtout celle du bout du monde je suis loin d'un ordinateur et surtout d'Internet. Loin du quotidien qui me pèse à la maison et que j'affectionne quand j'en suis éloignée. Je suis un être insatisfait quoi que je fasse et où que j'aille, c'est compliqué d'être moi.
Je me tape une heure de métro tous les jours pour me rendre au boulot à Boulogne. La seule fois depuis l'été dernier où j'ai tenté d'ouvrir un livre c'était au retour des vacances justement. Sauf que le métro , les gens qui montent et descendent à chaque arrêt, me font décrocher de mes lignes. Je suis déjà occupée dans ma tête (ça tourne, tourne la dedans) ou à regarder les gens. Ma seule lecture en tout et pour tout de la journée est le journal gratuit direct matin, que je récupère dans la rame de la ligne 9 avant d'en sortir.
En fait non j'ai d'autres lectures durant la journée mais que je ne compte pas car elles ne sont pas pour moi. Des histoires de loup, de lapin, d'ours, de renard des histoires de bébé pour les bébés. Ils me demandent de lire le même livre 2, 3, 5... 10 fois ! Je m'en lasse avant eux.
Aujourd'hui je suis à la plage et à la page 229 de Windows on the World de Frédérique Beigbeder.
22/08/2012
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