18/06/2014

Jouer


"C'est que pour moi c'était la première fois vous comprenez…" quatrième réplique du Juré 2.

J'ai joué pour la première fois devant un public. Nous étions tous les neuf tout le temps sur "scène" pendant une heure et demi. Comme des acrobates nous avons jonglé avec les mots. Sous tension. Les premiers instants mon coeur faisait trembler ma robe en jean. 

Et puis une seconde fois...
Il y avait un peu moins de stress, plus de rythme, plus de plaisir. "Virtuose, bravo !" Ca c'est pour moi de la part d'Elise. J'ai réussi {je ne sais pas comment} à rattraper mon monologue coupé trop tôt. Comment j'ai pu m'octroyer une telle liberté ? En un éclair j'ai pensé aux répliques suivantes qui n'auraient plus de sens si je n'allais pas au bout de ma démonstration. C'est passé tout seul. Quelle expérience !

A la fin de la pièce les larmes d'Elise étaient magnifiques.


30/05/2014

citer





Les filles discrètes pleurent sous la pluie.

25/05/2014

maintenant



C'est de nouveau l'heure des apéros entre les averses. Sauf aujourd'hui il n'y a pas eu de pluie.
 Léa est venue, nous avons discuté mariage, enfant comme des femmes de 30 ans.
Elle va se marier bientôt, comme deux autres couples d'amis.
Ensuite ils auront des enfants c'est sur.
Ça me réjouit et en même temps je dis souvent à l'Amoureux :
- Et nous qu'est ce qu'on va faire ?
- Partir en vacances ! Eux ils ne pourront plus.
Léopold Giraud Molcard

20/05/2014

sentir le soleil




On pique-nique au boulot sur la jolie nappe Liberty [délavée].
(Je crois que Kokei profite que je sois occupée à prendre la photo pour picorer les petites miettes dans la corbeille à pain).

On pique-nique (enfin charlotte) au parc... avec tous les Parisiens de la Terre.

 [Ça brille] Des Sandales à Paillettes trouvées au rayon fillettes de Zara.


12/05/2014

trier







 { Trier des diapos }
la lampe de l'appareil a lâché avant de les avoir regardé.


06/05/2014

nuit blanche


Je n'ai pas dormi une minute.
La dernière fois que c'est arrivé c'était le jour de mon tout premier rdv avec Monsieur A,  > ici < je savais que ce jour là ma vie prendrait une autre tournure.
Aujourd'hui c'était une journée comme les autres. Je n'ai pas eu peur de ne pas avoir dormi, j'ai juste dis que je dormirai mieux ce soir. Il était même 17h30.
Le matin était légèrement différent, il était lent. J'ai pu prendre le temps de boire une tasse de chocolat. Le boulevard était encore plus désert que d'habitude mais contrairement à ce que j'aurais cru le métro lui était plein. Derrière la tour Eiffel, le soleil m'éblouissait.
Le jardin d'enfants était silencieux. J'ai pris quelques minutes pour observer la classe du bas. Cette grande pièce dont l'aménagement pour septembre m'obsède déjà. Je pense même à prendre les mesures pour faire un plan dans Illustrator et déplacer les meubles. 
Je prend beaucoup de plaisir au travail, les réflexions des enfants me font rire j'aimerai toutes les noter pour ne pas les oublier mais il y en a tellement. Ils ont bien grandi.






04/05/2014

ENCORE DES ENFANTS



C'est un long week-end et je ne peux pas m’empêcher de penser à eux. Surement parce que dans deux mois les premiers commenceront à partir. Je pense déjà à la rentrée de septembre, aux nouveau enfants qui vont arriver. Je ne sais pas encore comment seront constituées les équipes pour l'année prochaine et c'est vrai que ça me travaille un peu. Marion ma collègue avec qui j'ai trouvé un excellent équilibre de travail part fin juin.
Pour ce long week-end j'avais emmener du travail; coloriage, découpage, impressions... bref en rupture de fournitures je n'ai rien pu faire. Il y a des périodes où je travaille à la maison et d'autres où il ne se passe rien. Heureusement parce que de penser au boulot et à tout ce que je voudrais faire me donne des insomnies.


02/05/2014

allo allo monsieur l'ordinateur




Je pliais des feuilles de papier pour les couper en deux.
Maitane dit : - On dirait un ordinateur !
Moi : - Est ce que tu veux qu'on fabrique un ordinateur ?
Elle : - Oui !

Alors j'ai commencé par le clavier et sa grande barre d'espace. Puis le clavier numérique,
- On compte ?
- 1, 2, 3, 4, 6... Et le zéro ?

- Est ce que tu veux qu'on colle une pomme sur l'ordinateur ? (oui je sais je fais du merchandising indirect).
- Oui !

Aline : - mon papa il n'a pas de pomme sur son ordinateur c'est que ma maman.

C'était le festival, Jean, Marylou, Kokei, ils voulaient tous un ordinateur avec des pommes, des poires...
Comme d'habitude je suis très fière de ma bêtise !



28/04/2014

sans titre


L'épisode anniversaire est toujours douloureux, culpabilisant, triste et compliqué.
 Je ne savais pas qu'ils allaient débarquer les uns après les autres et qui est ce qui était derrière la porte à chaque toc toc! C'était la surprise ! J'étais heureuse mais déconcerté, mais heureuse. Mes amis arrivent dans ma maison pour ma fête. L’effervescence et l'excitation me coupent l’appétit. Je grignote trois bouts de saucisson entre les verres de vin, mon verre n'est jamais vide. Alors ça va vite il n'en faut pas beaucoup pour que je sois pompette et que tout aille trop vite surtout dans sa propre maison avec les gens qu'on aime. La soirée passe alors à deux mille à l'heure, je n'ai aucune notion du temps, je me souviens de tout mais les détails me manquent. Je suis là, je suis partout et nulle part à la fois, une vraie tornade. Aurélien s'occupe de tout, il sert les invités, remplie la table quand elle est vide, il débouche le Champagne, apporte les trois gâteaux d'anniversaire (trois!). Je suis plus que reconnaissante, merci d'avoir préparé cette surprise ! Je le sers fort. Trop. J'embrasse tout le monde, "merci je vous aiiiime....."
 Puis arrive le moment (critique) de lâcher ce que j'ai sur l’âme avec les derniers invités à propos du week-end en famille tout frais dont je suis ressortie déglinguée. C'était pas le moment, ni le propos, c'est le genre de chose qu'on garde pour soi... Oui. Bon. Voila.
Auto-apitoiement : Je n'ai pas été à la hauteur de la soirée.
Le lendemain fut silencieux, culpabilisant, mouillé, malheureux. A travers le silence pesant qui régnait dans cette maison le malaise était trop grand jusqu'au dimanche soir.
Finalement on était tous les deux malheureux ça se voyait dans nos yeux.
On a arrêté d'être fâché. Et moi j'ai dit plus jamais d'anniversaire.





24/04/2014

Pour mon anniversaire




Gauthier (3 ans) est arrivé avec ce petit bouquet de pâquerettes fraichement cueillit sur le chemin du Jardin d'Enfants. Nous avons regardé tous ensemble sur la poutre du temps, aujourd'hui il y a ma photo :  - c'est mon anniversaire -
Alex (3 ans) ne m'avait pas apporté de fleurs alors il m'en a dessiné une, il s'est appliqué pour faire un dessin et me l'a offert. "- c'est pour toi". Eli (3 ans) m'a tendu le sien : "c'est un cadeau pour toi". Puis Léa (3 ans et demi), Sami (3 ans et demi) et Kokei (4 ans) qui est allé en chercher un déjà roulé tout prêt dans son casier. Je lui ai laissé un peu de rouge à lèvres sur la joue. Je reviens d'un long week-end les enfants ne m'ont pas vue ces derniers jours :
Eli : C'est pour ça que tu es venue ?  (contexte anniversaire), Marion elle va pas venir ?
Eli : Est-ce que tu as apporté un gâteau au chocolat ?

21/04/2014

Ici tout va bien

  
Mardi.
J'étais à l'heure, j'ai sonné et attendu devant la porte comme d'habitude. Le mardi il arrive toujours de l'extérieur. Au bout de quelques minutes un flash me traverse la tête. La porte m'est alors apparu comme un mur, ce soir elle ne s'ouvrira pas.
Ce soir là je n'avais pas rendez-vous à 20h15 comme tous les mardis. Je l'appelle dans la foulée sans réfléchir. Je l'ai imaginé m'attendre... en voilà un gros lapin.

- Bonsoir Monsieur A c'est Justine G, je suis vraiment et sincèrement désolée... j'avais oublié que nous avions avancé le rendez-vous...
- Oui je vous attendais à 19h. On se revoit donc jeudi à 18h30 comme d'habitude ?
- Oui...

Vous me direz ce n'est pas si grave de manquer un rendez-vous, pourtant j'étais mal toute la soirée. Je ne comprenais pas, c'est comme-ci je m'étais faite avoir, avoir par moi même. Je réfléchissais et rien mais alors rien du tout n'aurait pu m'y faire penser, rappeler que j'avais rendez-vous plus tôt. Je ne me souvenais même pas de l'heure. J'avais cru jusqu'au bout à mon histoire, jusqu'à me rendre devant sa porte, croyant le voir apparaitre d'une minute à l'autre. C'était déconcertant de voir ma propre vie m'échapper. C'était la première fois que ça arrivait. Pour une fois je n'avais pas noté le changement dans mon agenda. A 19h ce mardi là je buvais une blanche avec Charlotte. Cela faisait des semaines qu'on essayait de se voir. 

Mercredi.
 - Allo? Oui maman.
- Alors ils étaient bons tes petits chocolats ?
- // FLASH // Han maman, je les ai oublié au restaurant ! 
- Oui c'est bien ce qui m'a semblé quand je t'ai vu partir sans le sac. J'y suis retournée pour être sure et je les ai récupéré.
 
Jeudi.
- Je vous ai posé un gros lapin mardi.
- A moi non, j'ai fais la séance avec votre absence.

Au bout d'un quart d'heure il avait compris que je ne viendrais pas. Moi qui le préviens toujours de mes petits retards et qui note attentivement nos changement d'horaire. Il ne m'a pas appelé, si je ne venais pas que ça soit volontaire ou non, peu importe, cela faisait parti du travail.


 


15/04/2014

R I O D E J A N E I R O




// Pao de açucar (Pain de Sucre) / Escadaria Selaron / Cristo Redantor / Coccinelle / Rua Teotônio Regadas / Jardim Bôtanico / Chez Ramona, notre hôte / Petit dej avec vue sur la Baia de Guanabara / Jardim Bôtanico / Ipanema / Je suis là ! / Avenida Delfim Moreira / Bebidas //


14/04/2014

25/03/14 Dans l'avion Paris - Lisboa




 Nous sommes partis sous la pluie froide. J'étais excitée et donc fatiguée.
Monsieur A avait raison... Oui ce n'était pas facile de partir et de quitter les enfants, d'où le gouter que j'avais apporté pour eux et le "sketch". J'ai fais une mise en scène comme quoi je partais en vacances avec une petite valise de poupée, un appareil photo et un maillot de bain porte-clé; des lunettes de soleil pour le cinéma et un ultra faux mini tube de crème solaire, une paille pour boire du jus de papaye invisible et le chapeau de canotier.
Avant que je ne quitte la classe Maïtane (3 ans) m'a dit de sa petite voix rauque : "- n'oublies pas ta valise !", puis elle m'a posé des questions sur mon départ : "- maintenant tu vas dans ta maison ?
- tu vas préparer ta valise ? et elle répondait "ah d'accord" à mes explications. Avant de franchir la porte je leur ai envoyé un baiser. Michka (3 ans) voulait m'en faire un vrai même si ses baisers on dirait des faux, il pose juste ses lèvres, sans intention et sans bruit. J'ai rangé la classe, terminé l'arbre du printemps. Mes collègues m'enviaient et m'ont demandé de leur envoyer un peu de soleil.

Je n'ai appelé personne, ni prit aucune adresse.

L'embêtant dans l'avion c'est l'air climatisé qui me tire les yeux et la peau.
Quelle mise en scène dans ma tête ! Les larmes roulent et mon bras est accroché à celui d'Aurélien. J'apprécie l'ambiance des aéroports, la montée dans l'avion mais je n'aime pas le décollage, ni les premières minutes qui le suivent. Un scénario catastrophe se déroule en quelques secondes dans ma tête. Le crash. Les 10h d'avion entre Lisboa et Rio seront pires. Finalement les vacances ce n'est peut être pas mon truc, ça peut me faire souffrir mais aussi et surtout lire des romans et écrire.


Photo :  Porto l'été dernier.


Premier cheveu blanc



Dans dix jours j'ai 32 ans.
Comment j'ai fais pour ne pas le voir plus tôt ? il est immense ! 

 ***

J'essaie de publier les photos de Rio/Ilha Grande mais je manque de temps
ou je ne prends pas le temps,
ou ça m'emmerde finalement.

Je pensais qu'au retour des vacances j'allais me réveiller.
Je suis vide

11/04/2014

Retour câlin dodo


Nous sommes rentrés dimanche soir vers 23h. Nous avons passé l'après-midi (5h) à l'aéroport de Lisbonne car nous avons manqué notre avion de correspondance à cause de notre vol retardé la veille à Rio… C'est pénible mais c'est comme ça.
J'ai découvert avec joie les arbres en bourgeons le long du boulevard, ça sentait bon le printemps.
J'ai redécouvert notre maison, je l'ai trouvé grande et pleine de charme bien qu'elle ne soit pas encore vraiment décorée.

Puis la reprise des habitudes, le temps qui file…

Lundi. Comme un retour je suis motivée et contente de retrouver les enfants bien que la journée sera longue, 8h-20h parce qu'il y a réunion tendue du slip.

Mardi. Retrouvailles avec Monsieur A, à peine allongée sur le divan les larmes montent, tout va bien.

Mercredi. 8h-18h, crevée. J'ai dormi à la sieste des enfants et proposé "gentiment" à ma collègue qu'elle parte plus tôt, trop sympa moi. Je sais que je ne vais pas me coucher tôt parce que j'ai théâtre jusqu'à 22h. J'y vais en trainant les pieds car je n'ai pas appris mon texte, du coup je suis complètement stressée comme mon personnage. Je ne sais pas si je suis une bonne comédienne mais je suis une bonne stressée.

Jeudi. Toujours crevée. Je me réveille façon zombie et m'habille comme en hiver parce que j'ai peur d'avoir froid. Des enfants me demandent des câlins, j'en ai autant besoin qu'eux.
Je dis : "- ce n'est pas Michka qui fait un câlin à Justine, c'est Justine qui fait un câlin à Michka". On en profite tous les deux.

Vendredi. C'est aujourd'hui, y'a rien de spécial. Je me dis que demain je pourrai dormir.


08/04/2014

R I O - E S C A D A R I A S E L A R O N


 Jour 1                                                      Jour 2                                                 Jour 3                                                        Jour 4


16/03/2014

message de la nuit


J'ai rêvé que je n'avais plus de petites culottes pour partir en vacances !

***
Après mon petit déjeuner j'ai fais une lessive.


15/03/2014

Au 7


J'ai découvert une femme et ses petits dessins simples juste fait avec un crayon noir.
Ca donne envie de crayonner dans un carnet, d'associer des idées et de les dessiner.
Il y a un an j'ai rempli dans un minuscule carnet mes humeurs du jour tournées en quelques mots.
Mis au fond d'un tiroir, sur une étagère ou quelque part dans un dernier carton, j'ai du gribouiller un peu dans chaque carnet qui existent dans cette maison.
Elle s'appelle papillonnage et c'est exactement ce que je fais avec mon clavier.






14/03/2014

✈ ☼ ♥


Je suis une petite femme en régression. J'ai les pieds dedans depuis un temps déjà. Ca passe par toutes sortes de remplissage. Me remplir de nutelladoudou-macdo-chocolatchaud,
remplir mes yeux d'envies avec des paniers virtuels de vêtements printemps-été. 

Un jour Aurélien a parlé : ça ne va pas les week-end que tu passes au lit que tu sois malade ou pas, ça ne va pas qu'on ne soit pas ensemble. Nous vivons sous le même toit, nous dormons dans le même lit et pourtant des millimètres se creusent jusqu'au rêve qui me dit qu'il ne faut pas oublier que je l'aime.
Les rêves sont des sortes de petits messages que l'on s'envoie à soi-même. F.Dolto.

En même temps le mois de février était le mois off, je crois que ça va continuer encore un peu, jusqu'à nos vacances. Dans onze jours nous partons vers le soleil du bout du monde pour Rio.
Et dans quatorze ça sera nos 5 ans d'amour.